‹ Le poète François MainardChapitre 343 sur 375 · Le comte d'OTivarès · texte numérisé non relu

Le comte d'OTivarès

Ton infant (1) est souvent batn.

Et n'a pas assez de courage Pour oser aimer la vertu (f°. 222).

Dès que nous serons dans le mois Qui va commencer la campagne, Nous irons sonmmettre à nos lois Toutes les provinces d'Espagne.

Elle a beau prescher la valeur De ses cohortes bazanées, Rien ne diffère son malheur Que la nege des Pyrénées.

Armand, que ne peut nostre roy Avec un héros comme toy, Prudent, généreux et fidelle.

Tes plus insolens ennemis,

Confessent que tes soings l'ont mis

Dans Arras (2) et dans la Rochelle (f°. 231, v.).

Verroy-je point avant qu'on m'ouvre La triste porte du cercueil, Jusqu'où les pavillons du Louvre Font monter leur nouvel orgueil t (.'!)

Me faut-il perdre l'espérance D'admirer ce palais doré, Qui fait le plus beau lieu de France Du cartier de Saint-Honoré ?

Grand Armand, l'unique matière De nos justes ravissemens, Je dois chercher mon cimetière Près de ces pompeux bastimens

Le royal séjour de ton maistre

Ne peut estre absolument beau

Aux illustres qui doivent naistre,

A moins que d'y voir mon tombeau (f° 235, v.).

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