‹ Le poète François MainardChapitre 4 sur 375 · Gazette de France du 8 août · texte numérisé non relu

Gazette de France du 8 août

Mes pores ont servy les rois, Mais non pas en jaque de maille Et je n'ay pré, vigne ny bois Qui ne soit sujet à la taille1.

Ajoutons cependant que Fr. Mainard, d'extraction bourgeoise, payant pour ses biens les droits de franc-fief, soumis à la taille et aux subsides, protestant contre son inscription sur les rôles du ban et de l'arrj ère-ban, acquit la noblesse tout à la fin de sa vie. En 1644, le ebancelier Séguier désirant récompenser son talent, lui envoya un brevet de conseiller d'Etat, dignité qui conféra à Mainard tous les privilèges de la noblesse". Ce ne sont donc pas les promesses ni les mérites des ancêtres du poète, mais bien les talents de ce dernier qui lui valurent cette tardive élévation de condition sociale.

Ma race infertile en guerriers N'est célèbre que par le code,

dit le poète clans une variante manuscrite de la poésie citée plus haut. Le premier des Mainard de Saint-Céré qui s'illustra dans la science des lois, fut Jean Mainard', grand-père du poète. Il était, nous apprend avec force détails son fils Géraud, « premier juge qui estoit l'ordinaire de la chastellenie de Sainct Esperie lez Sainct-Céré ' ». La localité de Sainte-Espérie ou de

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