‹ Le poète François MainardChapitre 5 sur 375 · V. le chap. VIII, $ I de cet ouvrage · texte numérisé non relu

V. le chap. VIII, $ I de cet ouvrage

3. Noua ne saurions dire quels rapports de parenté unissaient à Jean Mainard « M" Pierre Maynard du lieu d'Aulhoyre », à qui les syndics de Saint-Céré paient, en 1611, dos dédommagements < pour partie d'un pred » exproprié; à l'effet de pérmettre-la réfection du canal de la Rave (Arch. commun, de Saint- Céré, reg. de la Boucle). Los arch. départ, du Loi, B. 1302 parlent d'un Pierre Maynard d'Autoire qui reçoit en \M)~2 une donation. Ces Mainard appartenaient fort probablement à la même famille que le poêle Fr. Mainard, qui possédait à Autoire une vigne héritée de son père, ainsi que le domaine de La Rivière (cf. chap. vu, $ 1 du présent ouvrage). Un document de 1163 (Arch. Nat. , t. 103, carton 44-4o ; liasse 132, procès 173), pièce obligeamment indiquée par M. l'abbé Alhe, de Caliors, parle (Vun Mas de Matjnurd., situé sur le territoire de la commune d'Autoire.

4. Notables Questions, livre vin, chap. l>2 et 1. vu, chap. 3L

(i LE POÈTE ru. mainaiid

Sàinte-Spérie 1 était la plus considérable de celles qui formaient l'ancien fief «le Saint-Céré, ainsi appelé du nom de Sérénus, duc d'Aquitaine sons le roi Dagobert, canonisé pour sa piété, el qui, d'après la tradition, aurait vu le jour dans le château * qui portait son nom. Au xiii siècle la châtellenie passa aux seigneurs de la Tour, vicomtes <le Turenne, el le siège de la justice fut transféré du château inhabité à Sainte Espérie. l'en à peu on prit l'habitude de dire Sainte-Espérie-lès-Saint-Céré, ensuite Sainte-Espérie dicte Saint-Céré et enfin Saint-Céré tout court, pendant (pie la dénomination du château de Saint-Céré «'tait remplacée par celle de la paroisse voisine dont Saint- Laurent est le patron.

Jean Mainard exerçait encore sa charge en juin 1555 et la résigna en faveur de Géraud, son lils aîné, fort probablement en 1558. Pellisson nous apprend qu'il « fut estimé par son savoir ». On voit, en effet, par l'ouvrage dedroit de Géraud, qu'il avait fait des annotations sur les Digestes de .lustinien r, el on sait d'autre part qu'il lit paraître, sons le règne de François [er, en un siècle, dit l'historien de l'Académie, « où les lettres ne commençaient qu'à renaître »,des commentaires sur les psaumes de David qui, au XVIIIe siècle, figuraient encore

a dans le Cabinet des curieux*. »

Jean Mainard laissa au moins deux lils, Raymond, curé de Miers en Quercy en 1561 , et Géraud qui semble avoir été son aîné puisque, selon l'habitude du temps, il succéda à son père dans sa charge de juge.

1. Du nom d'une vierge martyre du vue s". — V. pour plus amples renseignements la brochure de l'abbé Paramelle, Chronique </<■ Saint-Céré, Cahors, 1867, in-8°.

2. On appelle 1rs ruines qui subsistent «le cet ancien château, les tour- de Saint-Laurent el la commune voisine qui pourtant a donne son nom à ces raines : Saint-Laurent-lés-Toars.

M. Notables Questions, I. vm, chap. Î3-.

•'(. (i. Colletet, Vie de François Maynard, repr. p. Blanchemain. Préface du Philandre, Genève, J8G7.

5. Géraud de Mainard. Notables Ours/ion*, liv. I. chap. 28. « Pareil arrest fui donné eu l'an 1560 au profit de l'eu M. Raymond Maynard, nostre frère, pour la cure de Miers en Quercy contre Aymar de Ferrières, doyen de Carennac, dont la dite cure dépend. » — Miers est une commune rurale du département du Lot, entre Vayrac et Gramat. Comme Géraud commença à rédiger se< Notables Questions en 1597, on voit que son cadet était mort avant celle date.

Géraud ' naquit à Saint-Céré, ainsi qu'il prend soin de nous en informer lui-même, « le dix-huictiesme septembre J5.'Î7" )). Attiré parla brillante réputation des professeurs de droit de Toulouse, il préféra l'université de la capitale du Languedoc, fréquentée même par les Espagnols, aux écoles pourtant sérieuses de Cabors, ville proche de son lieu de naissance. A partir de l'âge de quinze ans, il entendit les « lectures » d'Alexandre ', du célèbre Jean de Goras ' qui, après avoir enseigne dans les grandes facultés de France et d'Italie, réunissait en 1554, autour de sa chaire de Toulouse, environ quatre mille auditeurs. Il suivit surtout les leçons du quercynois ' Bérenger Fernandez, « vray jurisconsulte du passé, père et protecteur en son temps de l'université », sous lequel il prit ses a degrez au dit Tholose, es années 1552, 1553, 1554, 1555, 1556 et 1557 ». C'est le maître dont l'enseignement fit le plus d'impression sur le jeune étudiant qui, plus tard, recourait encore à son savoir et consultait, pour résoudre les cas difficiles, les notes prises à son cours ,;.

Dans sa vieillesse, Géraud se proposait, pour le bien public, de mettre en lumière les manuscrits de Fernand, quand l'édition qu'on donna en 1601, à Lyon, des œuvres juridiques de l'ancien docteur régent en l'université de Toulouse T, rendit son projet inutile.

1. La notice sur Fr. Mainard de Colletet qui appelle le père de notre personnage Gérard an lieu de Géraud ; les articles de Moréri (Dictionnaire critique); dyÀuger dans la Biographie univ. de Michaud(t. XXVII, Paris, 1843) qui Le baptise Claude Maynard ; de la Biographie Toulousaine, Paris, Michaud, 1823 in-8°; les Lettres biographiques sur Fr. de Maynard de Labôuisse-Rochefort, Toulouse 1846 et la Chronique de Saint-Céré (pp. 00-97) de l'abbé Paramelle, contiennent de nombreuses erreurs. La meilleure notice sur Géraud a été donnée par M. Benech, professeur à la faculté de droit de Toulouse, dans ses Mélanges île Droit ci d'Histoire, Paris, 1N.V>7. Bien que l'auteur de celle étude, à Ja différence (\es antres biographes de ee personnage, ait colligé les nombreux passages des Notables Questions où Géraud a consigné des laits se rapportant à sa vie, il a commis toutefois certaines inexactitudes que nous rectifions, en complétant en même temps ses dires par les indications de quelques documents que ce critiquen'a pas connus.

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