‹ Le poète François MainardChapitre 42 sur 375 · Paris, Champion · texte numérisé non relu

Paris, Champion

question de ce volume pour la première fois dans la réédition du Pfiilandre, donnée à Genève, en 1867, par M. ProsperBlanchemain (p. 49). Ces affirmations ne sont pas exactes et la thèse soutenue par ces critiques aurait, sans doute, été fortifiée, s'ils avaient connu l'historique d'une question qu'ils croyaient être les premiers à discuter. En effet, déjà au xvme siècle on s'était prononcé pour ou contre la restitution à Fr. Mainard des Œuvres dédiées au marquis d'Ancre et publiées à Paris chez Jacquin.

Le premier des historiens qui ait parlé du volume de 1613 et qui l'ait considéré comme étant l'ouvrage de Fr. Mainard est l'avocat lyonnais Pierre Aubert. Sa modestie (on conviendra qu'il la poussa un peu loin) l'empêcha de se déclarer ouvertement l'auteur des notices des écrivains cités par le Dictionnaire de la langue française de RicheleV. De cette publication P. Aubert donna, en 1 728, à Lyon, une nouvelle édition, enrichie, nous avertit le libraire, de « nombreuses additions de grammaire, d'histoire, de critique et de jurisprudence ». Or, voici ce qui y est dit à l'article Fr. Mainard : « J'ai vu les Œuvres de Fr. Ménard dédiées à Monseigneur le marquis d'Ancre, in-douze, divisé en deux parties, dont la première est de 254 pages et la seconde de 268 pages, Paris, 1613. Dans le privilège on lit Ménard, Docteur ès-Droits et advocat en nostre Cour de Parlement de Toulouse et du Présidial de Nismes. Depuis il fut président à Aurillac, etc.- ». Qu'il nous soit permis pour le moment de rectifier une distraction de P. Aubert. La disposition typographique du texte divise le volume de vers de 1613, ayant en tout 254 pages, en deux parties. La première qui comprend les Amours de Cléande, les Stfinces et les Elégies finit à la page 168, au bas de laquelle, comme pour en marquer la fin, l'imprimeur a mis une vignette.

1. La première édition de ce dictionnaire a été donnée à Genève en 1680 in-i"; celle de 1728 (Lyon, frères Bruysset) en est la neuvième réimpression. P. Aubert nui, au dire du libraire, l'a remaniée, l'augmenta notamment d'une Bibliolliet/ue de Richelet ou abrégé de la vie des auteurs cités dans ce dictionnaire. L'éditeur a tracé sa propre notice p. xx. P. Aubert était avocat et membre de l'Académie de Lyon. Il naquit dans cette ville le 9 février 1642.

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