‹ Le poète François MainardChapitre 43 sur 375 · V. l'éd. citée du Dictionnaire de Richelet, p. xxx · texte numérisé non relu

V. l'éd. citée du Dictionnaire de Richelet, p. xxx

La deuxième, qui s'étend de la page 170 à la page 254, contient la Pastorale et les Vers spirituels du môme auteur et est précédée d'un titre (p. 169) qui annonce seulement la pièce dramatique '. P. Aubert, jetant sur ce volume un regard distrait, s'imagina que la pagination de chacune des parties commençait au chiffre 1 , lut étourdiment page 268 au lieu de page 168, et confondit le début avec la fin de l'exemplaire qu'il avait eu entre les mains. L'assertion de l'avocat lyonnais fut relevée par Léon Ménard, l'historien bien connu de la ville de Nîmes2. Il revendiqua pour un de ses ancêtres la gloire d'être l'auteur de ce volume et lui consacra, au récit des événements de l'année 1635, qu'il jugeait à tort comme celle du décès de Fr. Ménard, un court article où il donnait quelques renseignements biographiques, puisés dans ses papiers de famille. La vérité était trouvée; il ne restait plus qu'à la répandre et à y ajouter de nouveaux éclaircissements. ^Malheureusement elle demeura confinée dans le cadre de l'histoire littéraire locale. Bien que Michel Nicolas eût reproduit dans son Histoire littéraux de Nîmes'-1 la solution que L. Ménard avait donnée de ce curieux problème, son article passa inaperçu des biographes, des critiques et des éditeurs du poète toulousain. C'est ainsi par exemple qu'Edouard Tricotel, dans ses Variétés bibliographiques '' , parues

1. V. l'exempl. des Œuvres de 1646 de Fr. Mainard à la Bibl. de l'Arsenal. B. L. ms. 2943. Ce livre provient de la collection de La Vallière qui en possédait deux exemplaires. Cf. l'annotation manuscrite (« le double esl à vendre ») du n° 17327 du catalogue de La Vallière (Paris, 1784) appartenant à la Bibl. de l'Arsenal. Certains amateurs avaient l'habitude de détacher la Pastorale (et peut-être aussi les Vers spirituels qui constituent avec la pièce dramatique la deuxième partie du livre que nous analysons) et de la relier à part. C'est le cas d'un exemplaire dont M. de Soleinne possédait un fragment et dont M. Lachèvre détient le début.

2. Histoire de la ville de Nîmes, t. V, 646-649, Paris, 1754. L. Ménard n'a pas su démêler l'erreur bibliographique de P. Aubert (qu'il appelle en note Le Clerc). « L'auteur des vies abrégées qui sont à la tête du dictionnaire de Richelet, imprimé à Lyon en 1728, semble le confondre avec Fr. Maynard de Toulouse, fils de Géraud, qui est pourtant bien différent du premier, soit par la famille et la patrie, soit par l'orthographe même du nom. Cet écrivain dit encore avoir vu les œuvres de Fr. Ménard qui est sans doute celui qui fait le sujet de cet article, divisées eu deux parties, dont l'une contient 264 pages et l'autre 268. Mais je ne connois que la première que l'auteur fit lui-même imprimer à Paris chez Fr. j .lacquin ; je ne sçache pas qu'il y ait une suite. L'ouvrage même marque contraire. Il ne contient point de pareille division à la tête et se termine par une] fin indépendante ».

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