‹ Le poète François MainardChapitre 6 sur 375 · Notables Questions, liv. V, chap. 38 et · texte numérisé non relu

Notables Questions, liv. V, chap. 38 et

7. Notables Questions, liv. IV, chap. 13 et liv. VI, chap. 93. — Dubédat, t. I, p. "II et Benech, p. 311, prétendent qu'il fut aussi l'élève de Cujas. Mais Cujas ne professa pas à Toulouse entre HXS2 et 1557.

8 LE POÈTE FR. MAINAIil)

Reçu docteur in utroque, il succéda vers 1558 à son père dans l'office de juge ordinaire de sa ville natale, et commença ainsi, à l'âge de vingt-et-un ans, le cursus honorum de la magistrature de l'époque. La compétence de la justice ordinaire de Saint-Céré était bien modeste. Géraud connaissait des procès des huit paroisses' de la châtellenie, dont les habitants portaient leurs causes, en deuxième instance, au juge d'appeaux de Turenne, et de là, ait sénéchal du Quercy, au siège de Martel-. Les parties qui s'estimaient lésées et les plaideurs aimant la chicane, avaient encore recours des sentences de ces justices subalternes au Parlement de Toulouse ', auquel ressortissait le territoire de la vicomte de Turenne en deçà de la Dordogne. Quelques années plus tard, en 1569, nous le I couvons pourvu de la charge de juge sénéchal de cette vicomte '. Il était déjà, à cette période de sa vie, préoccupé de recueillir les matériaux de son œuvre capitale. On le voit prendre copie des sentences des instances judiciaires plus élevées de sa circonscription 5, ou encore consulter, pour dissiper ses doutes, les a advocats fameux et espérimentez » du Limousin, de la Guyenne et de la Gascogne, noter leur avis, assister à leurs plaidoiries, toutes

1. Cf. Combarieu, Introduction a Vinrentaire-sommaire des archives <iu Lot, Bérie A et 13, Cahors, 1883, l. I. m». 8-9.

2. Notables Questions, liv. VI, chap. £)3, liv. Vil. chap. %. «'le.

3. Cependant pour les cas de l'Edil de créatioD des présidiaux, on allail en appel au présidial de Cahors. Cf. Notables Questions, liv. VI, chap. 70. .M. Benech o. c, p. 313, note 1, qui n'a pas connu ce passage, cite d'autres endroits de Géraud où il est dit (pif le sénéchal de Martel dépend directement (ce qui (Mail la règle) de la compagnie souveraine de Toulouse, pour les opposer à certaines indications du Parfait praticien dé G. Cayron. D'après cet auteur, toutes les sentences des juges ordinaires du Quercy pouvaient passer par les trois étapes mentionnées (justice d'appeaux, sièges particuliers de sénéchaussée, siège présidial de Cahors), avant d'être tranchées par le Parlement. Ces contradictions ne doivent pas nous étonner.

*Le rouage des institutions judiciaires était sous l'ancien régime des plus embrouillés, et les présidiaux avaient coutume d'empiéter sur les prérogatives des Parlements, autant que ceux-ci avaient L'habitude de s'arroger certains des droits des judicatures inférieures.

4. Notables Queutions, liv. VIII, chap. 37; liv. III, chap. 50 (mai 1370; liv. VII, chap. 43 même année). — C'est à tort que M. Benech le l'ail (o. c, p. 312) juge sénéchal dès 1305. En octobre de celte année, Géraud exerce encore la charge de juge de Saint-Céré (Cf., liv. VUI, chap. 100 et liv. VII. chap. 19). Eh qualité de juge sénéchal il était juge d'appeaux au premier degré des sentences des juges ordinaires placés dans l'étendue de sa juridiction.

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