‹ Le poète François MainardChapitre 64 sur 375 · Cf. Properce, 1. I, première élégie · texte numérisé non relu

Cf. Properce, 1. I, première élégie

Et caput inipositis pressit Amor pedibus.

et Ronsard ; Amours de Marie, chanson (Quand j'estois libre, ains que l'amour

cruelle) :

Tu mis cruelle en signe de conqueste'

Comme vainqueur, tes deux pieds sur ma teste.

Bertaut a employé lui aussi cette image en accolant au mot pied le qualificatif superbe (Œuvres, éd. cit., p. 402) :

La fierté de celuy qui vous emprisonnant Vous va d'un pied superbe en triomphe tenant.

Du miel de ses appas paissant ton espérance.

(Ménard, I, 85).

Ha ! Lyridan, il ne se peut Amour d'mi si doux miel me peut 1 En ma gloire si peu durable.

(Phil, 11, 71).

As-tu par l'eau d'oubly 2 amorly les ardeurs Qu'amour avoit pour moy dans ton cœur allumée ?

(Ménard, I, 310).

Et de l'eau (l'oubli/ amortir Tue flamme si douce et si belle.

(Phil., II, 71).

et que mille soupirs

Donnent air à l'ardeur de mes bouillants désirs .'

(Ménard, I, 270).

Par mille doux soupirs je donne air à ma flamme.

D'un soupir seulement je n'ose Donner de l'air à mes cbaleurs 3.

(Fr. Mainard, cbanson II, 152).

rien ne me contente et ne me semble doux

Si non quand sur le vol de ma douce pensée

Je me laisse moy-mesme afin d'estre avec vous.

(Ménard, I, 105).

Et rien n'allège mon esmoy

Si non quand mon cœur vole à toy

Sur les ailes de la pensée1*.

(Phil., II, 26), etc.

Si de l'étude des détails de langue, de style et de versification, nous remontons aux pensées et aux sentiments, il est facile d'établir entre le volume de 1613 et certains ouvrages de Fr. Mainard des analogies très frappantes. Nous ne nous occupons pas de la comparaison si tentante qui s'offre d'elle-même

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