Ed. Garriss., t. III, p
2. Cf. éd. Garriss., t. III, p. 65, épigr. « Ne croy pas qu'un ennuy secret »... >'ous reproduisons dans notre Tableau chronologique des lettres de Fr. Mainard, une lettre inédite du 2o octobre 1626 où le président intercède auprès de Fr. de-Xoailles, lieutenant du Roy en Haute-Auvergne, pour qu'il rende un service au sieur d'Aynac. — V. sur ce personnage Vidaillet, Biographie des hommes célèbres fin département du Lot, Gourdon, 1827, p. i26.
3. Mainard nous révèle son degré de parenté avec Fraust dans ses lettres cxxxvm et cxxm. Cf. sur Fraust, archives de la Haute-Garonne, B. 619 et 654. — Son nom patronymique y est orthographié Frants. — M. L. Esquieu dans son Essai d'un armoriai quercynois, Bulletin de la société des éludes du Lot, 1903, mentionne les Fraust comme sieurs d'Issepts (commune voisine de Figeac), seigneur de Giniès et baron de Puylagarde.
4. Dans cette lettre-dédicace, Cayron se flatte d'être né dans la ville qui donné Fraust à la France et de compter « les ayeuls » de ce dernier parmi les siei Or il était né à Figeac, cf. son ouvrage, p. 824, et Vidaillet, o. c, p. 426.
o. Styles de la Cour de Parlement... par Gabriel Cayron, advocat en Parlemer et secrétaire ordinaire de la Chambre du Roy, Tolose, Raym. Colomiez, 1630.
MAINARD PRÉSIDENT AU PRÉSIDIÀL d'AUIULLAC 147
|)Oiissait l'ancien procureur du Parlement de Toulouse à d'étranges illusions '.
Mais les visites les plus fréquentes de Mainard étaient pour le châleau de Castelnau, chez le comte de Clermont-Lodève. D'une grande famille du Rouergue, le comte possédait de nombreux domaines dans le Quercy, dont son père avait été, durant plusieurs années, gouverneur2 et où ses ancêtres avaient été depuis le xii6 siècle, barons de Castelnau-Brétenous et Gramat. Avec magnificence, il faisait à ses hôtes les honneurs de son vaste château du moyen âge qui devint, à la suite des restaurations qu'y exécuta Bachelier dans le goût de la Renaissance, une des merveilles du Midi. Il poussait l'hospitalité jusqu'à retenir de force les gens dont la compagnie lui plaisait; par exemple, quand il les emmenait à la chasse, il les obligeait à monter sur ses chevaux, de crainte qu'ils ne s'en allassent'. Le président Mainard était bien fait pour le distraire. C'était un écrivain, et le comte se piquait d'aimer les lettres. Il goûtait les ouvrages philosophiques de Pitard ', témoignait ses bontés à Théophile J qu'il dut souvent rencontrer chez le duc de Montmorency, son ami % se lia avec Balzac qui lui adressa plusieurs lettres 7 et lui communiqua le manuscrit de ses Apologies. Enfin, il tournait lui-même des vers qui, pour être partis de sa plume, n'en étaient pas meilleurs8. Le
1. V. une strophe de cette pièce inédite de Mainard à V Appendice bibliographique. — V. une lettre inédite de Gayron à François de Noailles dans le ms. F. Fr. 6909 (f 35) de la Bibl. Nat.
2. De 1575 à 1579, cf. Lacoste, Histoire du Quercy, t. IV, pp. 223 et 246.
3. Cf. Tallemant des Réaux, Historiette du comte de Clermont, éd. c, t. VIT, p. 410.
4. Cf. 1. lxx de Théophile à Pitard (OEuvres, éd. Âlleaume, t. 11, p. 385). Théophile cpii devait se brouiller avec Pitard, comme du reste avec le comte de Clermont, adresse à son confrère une. lettre élogieuse (ibid. p. 356, 1. xviii) au sujet il'' l'impression de son ouvrage : La philosophie morale comprise en sept discours, Paris, Du Bray, 1619, in-8".
5. On peut dater des années précédant l'emprisonnement de Théophile (sep tembre 1623) la lettre lxviii au comte de Clermont et la 1. xm à « M. Mesnard, président d'Aurillac ». Théophile prie son ami de ne pas montrer cette dernière missive au comte de Clermont, afin de ne pas ruiner la bonne opinion que ce seigneur a de son esprit.