‹ Le poète François MainardChapitre 74 sur 375 · C'est Balzac qui l'a baptisé ainsi · texte numérisé non relu

C'est Balzac qui l'a baptisé ainsi

4. Dans sa lettre xxxiv Mainard promet à Flotte que le comte le régala royalement dans « ceste votre maison de Castelnau », façon de s'exprimer des get du xvii' siècle pour marquer qu'une demeure était entièrement à la disposition d'i ami.

MAINARD PRÉSIDENT AU PRÊSIDIAL d'AURILLAC 149

Le bon comte qui nous régale,

Veut qu'on trinque jusqu'à demain

Et que la garce de Cephale

Nous treuve le verre à la main.

Faisons durer la guerre De la soif et du verre \ Etc..

Et à chaque couplet les gens du comte et les gentilshommes des environs qui avaient joyeusement répondu à son appel faisaient résonner les vastes galeries du château, en reprenant d'une voix tonitruante le refrain de la chanson du poète :

Faisons durer la guerre - De la soif et du verre.

Pour peu que les rasades se ralentissent ou que Mainard prétextât d'être incommodé par la boisson, le comte se chargeait de ranimer son ardeur. — « Buvez, lui criait-il, et vous moquez de tout autre remède... exterminez cette malheureuse fluxion dont monsieur vostre père vous a fait un si beau légat ! » - Et Mainard de conter à la compagnie, qui en fait des gorges chaudes, comment le « prince des saumons » délaisse tous les matins la« potion que le médecin lui a ordonnée pour sabler une bonne bouteille de vin \ Reprenant son entrain et levant | son gobelet, il entonne le vieux couplet :

Les médecins sont des resveurs Injurieux à la nature Qui disent que les grands beuveurs Vont en poste à la sépulture... \

Que faire pendant ces longues beuveries sinon se gausser i les uns des autres, ou s'ébaudir par le récit de contes ou de

vers salés à foison ? Là encore, l'esprit gaulois, le naturel i railleur de Mainard s'accordaient avec l'humeur du comte,

portée à la grivoiserie et encline à se divertir sur le compte du

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