Idem, t. II, p. 190 : Louys est un jeune Lyon
MAINARD PRÉSIDENT AU PRESIDIAL d'âURILLAC 183
secours à Sa Majesté d'Angleterre1, raille les réformés de Montpellier, affamés par l'armée de Gondé qui avait investi cette ville :
Si leur rébellion finit
Nostre bon roy veut que l'église
Les engraisse de paint bénit 2.
La paix rendit bientôt inutile le zèle déployé par Condé pour la cause catholique. Irrité, il partit peur l'Italie, emmenant peut-être le poète parmi les gens de sa suite3.
La reprise de la lutte contre les protestants vint tirer Condé de son gouvernement du Berry où il végétait depuis son retour de Rome. Nommé lieutenant-général des armées du roi en Languedoc, Dauphiné, Guyenne et Lyonnais4, Condé, en compagnie du duc de Montmorency, fut chargé de détruire les forces des religionnaires du Midi. Le 15 janvier 1628, Condé et Montmorency arrivèrent à Toulouse où ils organisèrent leur plan de guerre. M. le Prince envoya des troupes dans le Vivarais, dans le pays de Foix et en Rouergue sous le commandement respectif du duc de Ventadour, du comte de Carmain et du duc d'Epernon, tandis que Montmorency passa très agréablement le carnaval à Toulouse, en s'amusant à donner des fêtes et des ballets. Il y prépara aussi, pour l'ouverture des Etats de la province, une cérémonie magnifique en l'honneur de son beau-frère. Le jeudi 2 mars 1628, M. le Prince en qualité de premier commissaire du roi, prononça devant les Etats un long discours, dans lequel il exposa la situation des affaires du royaume, s'étendit sur les troubles qui agitaient la province et fit l'éloge du cardinal de Richelieu et du duc de Montmorency, second commissaire du roi. Dans l'après-midi,
1. Cf. éd. Garriss., t. II, p. 221 : Sans doute en vos mains on a mis...
2. Ms. 843 de Toulouse, f° 97 verso. En 1627-28 le poète modifia légèrement cette t'pigramme pour l'appliquer à La Rochelle assiégée, cf. Durand-Lapie etFr. Lachèvre, Deux homonymes, p. 91.