Hist. litt., t. XII, p
3. Pour la bibliographie très considérable du De cura et du De forma, voyez Xenia Bernardina, pars quarta. Vienne, 1891, in-8% p. 493-494.
4. Cf., dans la même collection, le ms. n" 345, fol. 63. — S. Pepys possédait un volume intitulé : « Bernardus Silvester de virtute ac efficacia planetarum, cum fîguris. » (Catalogue de 1697, II, p. 209.)
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sachions, un arabisant. Parmi les arabisants qui ont transrais à l'Occident les livres de la science sémitique, au xii^ siècle, les historiens les plus autorisés n'ont relevé, d'autre part, le nom d'aucun Bernard ^
Observons cependant que les deux frères illustres, Thierri et Bernard de Chartres, ont certainement été en contact avec la littérature scientifique des Arabes d'Espagne. — En ce qui concerne Thierri, on sait depuis longtemps qu'une traduction latine de la traduction arabe du Planisphère de Ptolémée, par Abul- Câsim Maslama, fut dédiée à ce maître en l'an 11442. — Lq qq\^ lège des traducteurs de Toulouse (Hermann le Dalmate, Rodolphe de Bruges , Robert de Rétines) , particulièrement apphqué à la vulgarisation des ouvrages astronomiques, qui professait pour Thierri de Chartres une si vive admiration (diligentissime preceptor Theoderice . . . latini studii pater^...), n'aurait-il point été en rapport avec Bernard, frère et disciple de Thierri?
Le mathématicien Abul-Câsim Maslama, qui mourut à Cordoue en 1007, ne s'était pas contenté de traduire le Planisphère de Ptolémée. On a de lui, en arabe, un traité De astrolabii descriptione et usu. Ce traité a été traduit en latin par Rodolphe de Bruges ^ Hermann le Dalmate passe, de son côté, pour Tauteur d'un opuscule De utilitatihus astrolabii, dont on conserve à Chartres un exemplaire du xif siècle, provenant de l'ancienne bibliothèque du Chapitre ^ Nous ne sommes pas malheureusement en mesure de comparer cet opuscule, traduit, lui aussi, de l'arabe, avec celui de Rodolphe de Bruges, car nous n'avons point sous la main de manuscrits de ce dernier. Mais nous devons faire remarquer que, quelle que soit la relation qui existe entre ces deux ouvrages, le De utilitatihus astrolabii est précédé d'une dédicace de Her-
1. F. Wiistenfeld, Die Uebersetzungen arabischer Werkein das Lateinische, dans les Abhandlungen der k. Gesellschaft der Wissenschaften zu Gôttingen, XXII. Gôttingen, 1877, in-4°.
2. Il n'est pas aussi certain que ie pensent MM. Jourdain {Recherches sur les anciennes traductions latines d^Aristoie, p. 103) et Clerval {Congrès scientifique international de catholiques, II, 1888, p. 295) que cette traduction dédicacée soit de Hermann le Dalmate. Voyez les arguments de F. Wlistenfeld, op. cit., p. 51-53, en faveur de Rodolphe de Bruges.