CHRONIQUE DE JUIN
Le 22 juin, à onze heures cinquantequatre du matin, je rencontrai Pierrot dans un jardin. Il sautait à cloche-pied sur l'ombre agile, qu'il s'efforçait d'accompagner, d'un papillon. L'ayant interrogé, il
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fixa sur moi ce regard dont Watteau a compris l'insondable profondeur. Et :
— J'essaie, me répondit-il, de poursuivre le Printemps qui s'enfuit, de demeurer avec lui ne serait-ce qu'une seconde encore...