‹ Le Poids PhysiologiqueChapitre 13 sur 21 · Obs · texte numérisé non relu

Obs

breux râles humides, sibilants et ronflants. Il avait en outre une grande dilatation d'estomac, de la gastrailgie, des alternatives de diarrhée et de constipation. Mis au régime, le malade perdit 22kilos. Trois mois après il ne toussait plus. M. Leven cite bien d’autres exemples encore. (La dyspepsie, (page 100).

Avec lui nous insisterons sur ce fait que des obèses ne sont que des dyspeptiques inconscients, parce que c’est la dyspepsie elle-même qui est la cause de l’obésité dans ces cas.

Les dyspepsies les plus légères, celles qui ont des manifestations cliniques si frustres que le praticien peut les méconnaître, sont la cause suffisante de variations de poids souvent considérables.

C’est ainsi que l’on reconnaît malades des gens que le vulgaire croit jouir d’une santé florissante. Ce sont des malades qui dépassent de 15 à 20 kilos leur poids physiologique. Leur dyspepsie est discrète. Elle se manifeste seulement par une sensation de pesanteur gastrique après les repas, par la lassitude, l’envie de dormir au cours des digestions, quelques céphalées. A ces malades il faut un changement de régime qui rende normal le fonctionnement de l'appareil nerveux régulateur du poids physiologique.

M. Leven rapporte le cas d'un malade employé à la Préfecture de la Seine (1). Le 1% août 1910 il pesait 72 kilos. Il avait été suralimenté par crainte de la tuberculose. Au mois d'août 1910 un médecin lui montra

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