‹ Le poignard dans le dos; notes dur l'affaire MalvyChapitre 11 sur 74 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

(Suite)

« Henri Guilbeaux, Gaston Routier sont les deux « traîtres de plume de la guerre. L'un et l'autre, « réfugiés le premier en Suisse, le second en « Espagne — où ils accomplissent une besogne « allemande — sont actuellement inculpés d'intelli- « gences avec l'ennemi. Je crois être pour quelque « chose dans ce résultat, mais il y a un sénateur, u votre collègue, qui a bien démasqué aussi ces « deux gredins. C'est Henry Rérenger. »

Tels sont à peu près les termes dans lesquels je commençai ma troisième déposition devant la commission d'instruction. Mes auditeurs étaient habitués maintenant à moi, comme j'étais habitué à eux. Ils ent aux tournante principaux, certes, mais

2 la moindre malveillance. Gomme, à un moment donné, je signalais les remarquables articles de Louis Dumur sur Gui1 x, le président Monis expliqua que Louis Dumur était un esprit des plus sérieux et qui méritait créance. Une autre fois, à propos de M. Truc, préfet de la Haute-Vienne, dont je citais le nom, il dit encore : « C'est un de nos meilleurs préfets. » Je cite ces traits pour montrer

que l'atmosphère était réellement une atmosphère de justice et je m'arrangeais, de mon côté, pour enlever toute apparence de polémique à mes constatations ou à nies déductions.

Guilbeaux est un Judas plus Intéressant que Routier, lequel se contente d'empocher ses trente deniers et n'apporte à sa trahison aucun complément philosophique. Car il y a des types à distinguer, dans le crime contre la Patrie, comme dans tous les autres crimes.

Le plus banal, le plus bas dans l'échelle scélérate, c'est le type Routier ou le type Landau. La galette, la galette et encore la galette! Avec cette différence que Routier est un homme de chez nous, et d'une certaine culture, tandis que Landau, né à Odessa, est un juif russe naturalisé et illettré. Routier est entré en relations avec les Allemands à l'occasion d'un livre consacré par lui à la fameuse visite à Paris de la mère de Guillaume II, visite siftlée — à cause d'une promenade inconvenante à Saint-Cloud; la Bochesse manque de tact comme le Boche — et qui faillit déchaîner la guerre. Il est vraisemblable que la police berlinoise l'embaucha à ce moment-là. Il faisait partie de la Société des gens de lettres. Il a un petit bagage littéraire. Ses connaissances ont épaté le prince Ratibor, ambassadeur du kaiser à Madrid, et qui joue volontiers les Machiavel avec une pointe de gâtisme commençant. Dénoncé comme agent de l'Allemagne, dès le début de 1917, par El Libéral et l'Action Française, Gaston Routier ne sévit interdire que le2QJuiniQi7 le territoire national. L'influence boche, parMalvy, voulait lui laisser le temps de a travailler ». Néanmoins il ne put publier ce Journal de la Paix, pour lequel il rece-

vait trois mille pesetas par mois du gouvernement allemand. Le Bonnet rouye, bien entendu, prit sa défense avec frénésie.

J'ai peint Landau dans la Guerre totale. Il avait la trahison, en même temps que le chantage, dans le sang. Quand le capitaine Bouchardon m'interrogea sur la psychologie des gens du Bonnet Rouye, — ce grand juge commençait alors l'étude du nid de vipères — je l'assurai que Landau était sans doute le pire de la bande. Il m'objecta l'énigmatiqueDuval, ce « monsieur Badin » bon époux et bon père, et qui semble avoir trahi par dilettantisme, laissant aux autres les gains fabuleux qu'il rapportait de ses « missions » suisses.

Le second degré, c'est le type Àlmereyda : le forban anarchiste, ou indicateur de police au choix, prêt à tout et qui entre dans le crime par la porte du luxe, •'■ et du jeu... mais sans lâcheté,

et presque en cynique. Malvy a raconté qu'à la suite d'un voyage suspect en Espagne, il lui avait lavé la tête. Or, c'est, tout au contraire, d'après ce que je sais, Àlmereyda qui le tenait. Comment, par quel fait précis, par quelle fibre secrète, par quel cadavre en commun? Ça se saura plus tard, à la résurrection d' Almereyda, son lacet sanglant autour du col. Notre cher et vaillant arni Lucien Lacour m'a raconté qu'en 191 1. compagnon d'Àlmereyda à la Santé, — c'était le temps des bagarres entre révolutionnaires et royalistes — il avait entendu le bandit déclarer : 0 Voilà Malvy sous-secrétaire d'Etat, nous allons passer au régime politique. C'est un copain. Il ne pourra rien me refuser. » Ce qui arriva en effet.

Le troisième degré, c'est le type Gui I beaux - LéruBô, l'anarchiête intellectuel, germanisé dans les

DEVANT LA COMMISSION Dl NSTKUCTION.

moelles, et qui se croit appelé à réformer la société, avec l'aide et sur le modèle du militarisme allemand. L'enqucle de la Haute-Cour ne parait pas avoir démêlé le lien certain qui rattachait Guilbeaux à Malvv. Car les faveurs inouïes dont a été comblé Guilbeaux, depuis le début de la guerre, ne peuvent s'expliquer que par la haute et continuelle protection du ministre de l'Intérieur. Réformé à S&int-Brl< en i()i5, il obtient un premier p rt pour la

Suisse. Il s'y installe, il y fonde, avec des capitaux du doktor Hartmann, et d'autres misérables de la catégorie d'Hartmann, la revue allemande de langue française Demain. Il devient l'inséparable de Lénine et de tous les espions à la solde de l'Allemagne, qui foisonnent à Zurich, à Genève, à Berne, à BAle, notamment du banquier Kosenberg, qui devait prendre en 101 \ la suite des Merzbach dans la commandite du Gil Blas. Guilbeaux est actif comme un vibrion. Cependant qu'il collabore avec Lénine à l'échafaudage du plan des soviets, il se tient eu relations avec de ténébreux collaborateurs français et russes, à l'arrière et dans la zone des armées. Il procure de l'argent à Sébastien Faure et à d'autres pour la diffusion dc> tracts défaitistes. Il fait la navette entre Genève et Paris, tantôt sous son nom, tantôt sous les noms empruntés d'André le Faivre et de James Burkley. Le ministère de l'Intérieur non seulement ferme les yeux, mais encore lui procure de faux états civils à ces deux noms. Qaand je révélai lu chose, en termes voilés, dans F Action Française, il fut surpris de peur panique et inséra, dans De/nain, une note où il mettait en garde des complices invisibles contre les périls de ma documentation trop précise. Entre temps, sa femme, u.'e

Henriette Cobrat, faisait les navettes à sa place. J'ai déclaré publiquement au procureur général Mérillon, comme je l'ai déclaré devant la Commission d'Instruction, que le dossier du Bonnet Rouge avait été tripatouillé et expurge à la Préfecture de Police, ainsi qu'au ministère de l'Intérieur. Notamment en ce qui concerne Guilbeaux. D'autres témoins ont corroboré mes dires. Ce n'est pas un des côtés les moins curieux du procès de Malvy. Certaines pièces du dossier complet du Bonnet Rouge accusaient implicitement le ministre sans le nommer, mais en le désignant clairement, de complicité morale avec Guilbeaux. J'ai eu la copie de ces pièces et de leur encadrement entre les mains, et il ne peut y avoir aucun doute sur leur authenticité, corroborée d'ailleurs dans tous ses points. Or, ni le capitaine Bouchardon, ni la commission de la Haute-Cour n'ont eu communication desdites pièces incriminant Guilbeaux et son intimité avec Lénine, déjà signalé — en mai 191 7 — comme un briseur de l'alliance russe. Une main inconnue a barboté ces documents probants, trop probants. Il faut la chercher, cette main, au bout du bras d'un des policiers qui circonvenaient le débile Laurent et avaient partie liée avec Caillaux, Malvy, Almereyda, Duval et Leymarie. J'ai précisé mes soupçons là-dessus ultérieurement dans une note verbale au greffier en chef M. Bonet Maury, qui l'a sans doute communiquée à la commission.

En somme, il y avait à Genève un bureau Lénine- Guilbeaux, en relations avec le Bonnet Rouge, Ce qu'il faut dire (de Sébastien Faure), la Tranchée Républicaine de Goldschild. /' Agence Républicaine de Dolié, l'Agence Primo de Jacques Landau, et où

l'on préparait à la fois le chambardement de l'alliance russe et la « fraternisation » sur le front oriental et les mutineries sur le front occidental. L'Allemagne pavait largement les frais de cette propagande bi-frontale, dont elle devait tirer bon parti.

Au-dessus du type Guilbeaux, il y a le type Caillaux, le doctrinaire financier et politique du rapprochement franco-allemand, qui, malgré la guerre, ne veut pas s'en dédire et poursuit, au milieu de la saignée innombrable, de la douleur, de la dévastation, des incendies, une chimère devenue criminelle, dont la réalisation serait la ruine totale de sou pays. C'est la forme la plus relevée de la trahison, la trahison Gigogne, sous laquelle s'abritent toutes les autres et qui explique que, pendant trois ans, la France ait fait la guerre à l'Allemagne avec un casque à pointe entre les jambes, entravant tous ses mouvements. Que l'on en soit sorti tout de même, voilà ce qui est proprement miraculeux.

Mais dans quelle catégorie faire entrer un Tunnel, ou un Guillaume Desouches, le premier, sorte de poivrot ambulant qui fait passer au prince de Bulow sa carie (en 191 5) avec son titre de député français, si bien que le diplomate boche, croyant avoir affaire à un simulateur ou à un fou, refuse de le recevoir. Le secoud, candidat républicain socialiste aux élections de i.Qi4, bien •• " basochien de longue date, ayant u: 11 com-

mun avec Guillaume II et i spion iiohenlohe-

Oehringen, et répandu dans 1 1 meilleure société. La pourriture allemande, les '.ellules dorées du cancer allemand avaient pénétré aivers milieux français, à divers étages, depuis la crapule du boulevard

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extérieur (genre Almereyda) et le maître chanteur de café borgne (genre Landau) jusqu'au fringant avoué Guillaume Desouches, jusqu'au sémillant ministre Cailiaux. Telle est la triste vérité. Les affaires allemandes passaient pour de bonnes affaires, la tentation était trop forte : côté des cupides. L'empire allemand semblait solide et expansif: côté des ambitieux.

Il y aurait, encore aujourd'hui, des inconvénients à publier les détails circonstanciés que je fournis à la Commission de la Haute-Cour sur les mutineries militaires de mai et de juin 1917. Il est impossible de toucher ce sujet dramatique, sans être étreint par l'émotion la plus amère ; celle qui naît du spec-, tacle d'un châtiment implacable et nécessaire, subi par d'autres que les vrais coupables. Dès le 28 février 191 7, la plus haute autorité militaire, celle du général commandant en che î, signalait au ministre de la Guerre, lequel était alors le général Lyautey, avec un luxe de précisions et de prévisions remarquable, le sourd travail de dissociation intérieure accompli, dans la zone des armées, par les agents de l'Allemagne. Quelques-uns de cesagents, notamment Sébastien Faure, protégé de Malvy, sont nommés en toutes lettres. Mais le haut commandement, occupé ailleurs, et mal renseigné par la police civile — et pour cause — ignorait le mécanisme profond des machinations dirigées par le Bonnet Rouge contre le moral des soldats.

J'exposai de mon mieux ce mécanisme aux sénateurs. Il me parut que ma démonstration les avait frappés et presque convaincus. Elle est d'ailleurs corroborée par les deux dépositions du lieutenant Bruyant, du grand quartier général, dans le procès du Bonnet Ronge étalant la Haute-Cour.

DEVANT LA COMMISSION p INSTRUCTION. i '<7

Lorsque la guerre, au mois de janvier 1 9 1 5 , fut définitivement stabilisée sur les lignes de l'Aisne, il fallut prévoir une longue durée de séjour dans les tranchées et pourvoir aux nombreux besoins des troupes. Ce fut l'origine des mercantifl. L'autorité militaire demanda au ministère de l'Intérieur, notamment à la direction de la Sûreté générale, de lui dresser des listes de tenanciers, susceptibles d'approvisionner les troupes en vin, supplément! divers de nourriture et petits objets de toute sorte. Ce lurent naturellement Marion, secrétaire du Syndicat des bistrots, Almereyda, en relations avec tous les fournisseurs louches de la guerre, notamment avec un certain Francfort, et Cahen dit « de Caïfla », l'homme aux poussettes et colporteurs innombrables, qui furent chargés, par leurs amis de l'Intérieur, de dresser ces listes. Ils les composèrent de tous les copains antimilitaristes et antipatriotes de leur connaissance, tous propagateurs du Bonnet Rouge, de la Tranchée Républicaine, de Ce qu'il faut dire, et des milliers de tracts défaitistes, qui foisonnaient dans les imprimeries clandestines de Paris. Marion, condamné pour escroquerie et désertion, en relations avec toute la racaille des lupanars et des bastringues des VIIIe, IX" et \\ I' arrondissements de Paris — ce qu'il appelait « mes quartiers chics » — s'associa, pour cette besoins, Duval, puis Goldschild dit Goldsky, chargé de conférences en faveur de l'alcool. C'est ce qui explique que les mutineries éclatèrent simultanément, dans la nuit du i-i au :>.'} mai 1917 dans des points de la zone des an) fort éloignés les uns des autres, maison des affiliés de la bande à Almereyda et à Marion — et proté gés eux mêmes de la police majwsi. — avaipnt

soûlé gratuitement les soldats. Les « marionnettes » — comme on disait — leur versaient l'alcool par rasades. Le fait a été relevé dans plus de vingt rapports.

Il y avait d'ailleurs des semaines et des semaines que les excitations se multipliaient. Un colonel de spahis, M. du J..., président de Conseil de guerre au moment de la répression, m'a conté ceci : un des pauvres diables contre lesquels il fallut bien sévir, décoré de la croix de guerre, et regrettant son incartade, l'expliqua ainsi : « On nous distribuait des numéros du Bonnet Rouge au nom du ministère de l'Intérieur. Nous lisions dedans des articles où on déclarait que le moment était venu de faire la révolution. Nous savions qu'il y avait une censure. Puisqu'elle laissait passer ces articles, c'est donc que le gouvernement était de l'avis des journalistes. Alors nous avons marché. » Cette réponse éclaire d'un jour cru la ruse effroyable d'Almereyda et de ses complices. Ils tablaient à la fois sur la complicité de Malvy — laissant parvenir au front les numéros non échoppés du Bonnet Rouge et de ses similaires — et sur la naïveté des soldats. Je me demande même, à certains indices, si ce truc d'assassin ne leur avait pas été soufflé par Guilbeaux et la police allemande. Car on sait aujourd'hui que les campagnes du Bonnet Rouge (directeur Almereyda) suivaient et reproduisaient exactement celles de la Gazette des Ardennes de Charleville (directeur, le renégat Prévost) ; ce qui indique qu'un même canevas passe-partout était imposé, par la kommandantur boche, à tous ses organes allemands de langue française. Le lieutenant interprète Marchand a fait, de son côté, un relevé fort exact et

lumineux, de ces thèmes de trahison, qui poursuivent l'effondrement du moral, à l'avant comme à l'arrière, la dissociation de la Russie et la rupture de l'alliance anglaise. « M. Badin » recevait en Suisse, à chaque voyage, des instructions précises avec de l'argent.

On comprend ainsi pourquoi Malvy et Lcymarie avaient, par des circulaires appropriées — 19 juin et r> juillet 1917 — rompu toutes communications entre les commissaires de police civils ou spéciaux et la police militaire, et, suivant le mot de Clemenceau, mis le quartier général « au pain sec ». 11 s'agissait de laisser la trahison opérer librement. C'était là, selon le mol terrible du lieutenant Bruyant, une politique « d'intelligences avec l'ennemi ». Je n'ai pas eu entre les mains, je ne pouvais pas apporter à la Haute-Cour un papior, signé Malvy, livrant à l'Allemagne le plan de l'attaque du 16 avril 19 17 du Chemin des Dames, et enjoignant aux soldats de se mutiner dans la nuit du 22 au 2 3 mai de la même année. Mais le soin persistant cl méthodique avec lequel furent abattus, devant les gens du Bonnet Rouye, tous les obstacles susceptibles d'arrêter leur propagande criminelle, ce souci antinalional, cette vigilance en faveur des coquins, ne justifient que trop l'inculpation de complicité de trahison, portée par le procureur général Mérillon. Le ministre est averti à deux reprises par les plus hautes autorités militaires. Son chef de cabinet est averti à dix reprises par le délégué du Grand Quartier Général. Cela, des le mois de février 19 17. Leurs archives du ministère de l'Intérieur et de la Préfecture de Police débordent de renseignements sur les agissements criminels

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d'Almereyda et de Sébastien Faure. Or, non seulement Malvy et Leymarie ne font rien, mais encore ils mettent tous les bâtons possibles dans les roues de ceux qui voudraient faire quelque chose. En même temps, à l'aide de machinations politiques ténébreuses, on se débarrasse du général Lyautey (mars 19 17), dont la vigilance patriotique est inquiétante pour la bande, on le remplace par une larve d'assemblée, Paul-Prudent Painlevé, qui a poussé la vassalité vis-à-vis de Caillaux jusqu'à se laisser inscrire comme collaborateur du Bonnet Rouge. La France, au moment du grand effort d'avril 191 7, a ainsi comme ministre de la Guerre un sinistre mathématicien, hurluberlu et faible, irrésolu et aveugle, dont se réclame Almereyda !

M. Pérès et M. Mérillon ont déclaré successivement, le premier dans son rapport, le second dans son réquisitoire, que je n'avais pas fait la preuve que la mutinerie de Cœuvres avait été organisée au ministère de l'Intérieur. Or, dans ma lettre au président de la République, — il suffit, pour le constater, de s'y reporter1, — - j'avais parlé des mutineries en général. Je n'avais pas prononcé le nom de Cœuvres. Il est bien vrai qu'il est question de Cœuvres dans le document Bérenger, mais, encore une fois, ce document ne faisait que corroborer les autres renseignements que je possédais sur ces événements si graves. Il n'a jamais été pour moi, comme l'ont dit mensongèrement les rnalvystes, une preuve décisive, une « pièce massue » . Les attendus du jugement de la Haute-Cour, accablants pour Malvy, commencent par le disculper de l'accusation d'avoir fomenté les mutineries, puis lui

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