MliE GU1LBEA UX. igO
je ne m'en rappelle que la teneur générale, el ils sont tellement abominables que la censure, encore aujourd'hui, n'en permettrait pas la publication.
Von- \(>\<v.. Messieurs, où je veux en venir. Voilà un homme, agoni allemand reconnu. A un moment donné, on demande à M. JIndeio, directeur de la Sûreté, ce qu'il Tant penser de (juilbeaux. Nous sommes alors en 1917. M. Ilndelo, à la demande de Longuet, donne à (iuilbeaux une attestation, évidemment d'ordre du ministère, déclarant qu'il n'a rien à reprocher à Guilbeaui au point de vue <.\v< sentiments nationaux.
Il est tout à fait fantastique qu'alors que la revue Demain pareil depuis deux ans, que dans chaque numéro ia France est insultée, qu'alors qu'on y annonce les mutineries militaires avant que celles-ci n'éclatent, le chef de la Sûreté générale donne un pareil satisfecit à \n\ homme qui se promène eu France librement avec de faux papiers* sous un faux nom et qui par
ailleurs a été envoyé CD Suisse avec un passeport dùnunl lise pour \ taire le travail que l'on sait et > préparer, en même temps que les mutineries mililair l'ivan. la Révolution russe, car (iuilheaux était
l'ami le plus intime de Lénine. Lorsque Lénine et ses amis sont partis en train blindé, à travers l'Empire d'Allemagne pour rejoindre la Russie, Gui! beaux était sur le quai de la gare pour adresser ses adieux émus à Lénine.
D. — A\e/-M>us terminé ce que vous avez à dire en ce qui concerne Guilbeaux?
H. — Oui.
M. le Président. — iSous sommes obligé» d'entrer en (aiambre du ConseiL Nous continuerons l'audition des témoins à la prochaine séance.
vl DIENCE DU SAMEDI 20 JUILLET
M. Léon Daudet continue sa déposition.
on Daudet. — Monsieur le Président Messieurs de la Cour, Messieurs,
20O LE POIfiNARD DANS LE DOS.