‹ Le poignard dans le dos; notes dur l'affaire MalvyChapitre 56 sur 74 · PAOLI · texte numérisé non relu

PAOLI

Paoli est secrétaire général à la Préfecture de police.

Le témoin dit qu'il ne peut apporter de renseignements que sur la mise en liberté, en août igi4, d'une centaine d'étrangers qui avaient été arrêtés au moment de la mobilisation sur les ordres de Hennion à la suite de désordres à Paris et en ban-

lieue. Ces arrestations furent opérées dans la journée du l\ août.

Oui mais...

— Le lendemain de ces arrestations, déclare M. Paoli se produisit l'intervention d Almereyda qui était accrédité auprès du préfet de police par le ministre de tlntéricur.

— Mais, demande M. le Procureur général, n'avez-vous pas été étonné de la confiance dont jouissait Almereyda i ?

— Certainement, déclare le témoin. D'autant plus que M. Hennion connaissait parfaitement le dossier d' Almereyda. Néanmoins, étant données les assurances qu' Almereyda avaient données au ministère de l'Intérieur... M. Hennion a sans doute eu des conversations avec Malvy à cet égard, mais je ne peux vous renseigner à ce sujet.

Malvy. — \ quelle date a-t-il été accrédité!* M. Paoli. — Le lendemain du jour où ces individus ont été arrêtés, c'est-à-dire le 5 ou G août 191 4- Us ont été arrêtés le 4 août et les interventions d'Almereyda se sont produites le 5 ou 6 août.

— - Qu'entendez- vous, demande M. Lucien Hubert, sénateur des Ardennes, par ces mots : \lmereyda était « accrédité » auprès de la Préfec ture de police '?

— Almereyda, répond M. Paoli, est arrivé à la Préfecture de police précédé d'un coup de téléphone de Leymarie et, j'imagine, avec une lettre de celui-ci au directeur de la Sûreté générale.

— Pourquoi, demande alors M. Dominique Delà haye, n'avait-on pas arrêté ceux des 100 iudividus dont vous avez parlé et qui figuraient au Carnet B?

2tjG LE POIGNARD DANS LE DOS.

— Parce que, répond M. Paoli, les instructions du ministre de l'Intérieur s'y opposaient.

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