‹ Le poignard dans le dos; notes dur l'affaire MalvyChapitre 58 sur 74 · M. GAUTHIER · texte numérisé non relu

M. GAUTHIER

M. Gauthier, ancien commissaire spécial du camp retranché de Paris, est à la barre. Il déclare qu'appelé le 21 octobre au poste de surveillance du camp retranché de Paris, il fut relevé le Ier février 19 16 à la suite de l'affaire qu'il va exposer.

C'est de l'affaire Lipscher qu'il s'agit. Elle sera expliquée en détails par M. Gauthier et le soldat Beauquier, mais cet exposé est trop long pour trouver place ici.

Me GEORGES DESBONS

M0 Georges Desbons, avocat à la Cour d'appel de Paris, est ensuite introduit. Malgré les interruptions, parfois inconvenantes, de certains sénateurs, le témoin ne se laisse nullement intimider,

Il raconte le rôle suspect d'Àlmereyda dans l'af-

faire du cambriolage dont fut victime Malvy en 1914 pendant le séjour du gouvernement à Bordeaux.

Le témoin, ayant eu à défendre un des cambrioleurs devant la cour d'assises de la Seine, apprit, au cours de l'instruction, qu'où avait dérobé, lors de ce cambriolage, un certain nombre de papiers, notamment un document relatif à la politique extérieure et dit : « les Roses d'Agadir », des dossiers relatifs aux élections de 191/i et d'autres personnels à l'an cien ministre.

Or, rencontrant un jour Àlmereyda qu'il avait connu jadis au quartier Latin, celui ci lui proposa de l'aider à retrouver ces documents « intéressants, disait-il, au point de vue républicain » et que son ami M. Malvy l'avait ebarge de retrouver.

— Almereyda, ajoute !e témoin, me remit la liste écrite de sa main de ces documents, liste qui lui avait été donnée par M. Malvy. Cette liste est cbez M. Boucliardon.

Ils ne s'entendirent pas. Mais M. Desbons rencontra une autre fois Almereyda qui lui demanda d'aller le voir.

— C'est pour répondre à cette invitation, dit le témoin, que je me suis rendu au journal le Bonnet Rouge, absolumeat comme si j'avais été voir le village nègre au Jardin d'acclimatation.

Ils ne s'entendirent d'ailleurs pas mieux que la première fois, Almereyda lui avait pourtant offert de le faire nommer sous-préfet, souvenir qui en évoque un autre, car M. Desbons a été depuis ^uspréfet d'Embrun et d'Uzès et il raconte à cette occasion, d'une manière éloquente et pittoresque, certains faits scandaleux qu'il a constatés dans sa souspréfecture.

3oo LE POIGNARD D A >. S LE DOS.

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