‹ Le poignard dans le dos; notes sur l'affaire MalvyChapitre 14 sur 55 · VIGO, DIT ALMEREYDA ET SA BANDE · texte numérisé non relu

VIGO, DIT ALMEREYDA ET SA BANDE

Or, quelque temps avant la guerre, mon attention, qui était dirigée sur ces problèmes, fut attirée par l'exis-

i-jà LE POIGNARD DANS LE DOS.

tence d'un nouveau journal qui, à ce moment-là, était simplement hebdomadaire, et s'appelait déjà le Bonnet Rouge. Ce journal succédait lui-même à un autre journal également hebdomadaire dont le directeur était M. Paix- Séailles et qui s'appelait le Courrier Européen. Ces journaux, qui passaient pour subir les inspirations de M. Gaillaux, prônaient ouvertement la politique du rapprochement franco-allemand.

Il arriva que sur ces entrefaites je recevais de tous côtés divers ordres de renseignements sur lesquels je reviendrai. Us me venaient notamment de la Sûreté générale et de la Préfecture de Police.

G'^st ainsi que j'appris dans le courant de l'année 191 3 que Miguel Almereyda, sous un faux nom, en prenant le nom d'un littérateur connu, Léo BonnefT, s'était rendu, ou se serait rendu, si l'on met au conditionnel le rapport qui me parvenait, dans les Pyrénées françaises, à la frontière espagnole, au Coral, près de Prats de Mollo, où il se serait abouché avec des agents allemands.

On signalait la présence au Coral, qui est un endroit isolé et abandonné où l'on n'a pas l'habitude d'alUr, où les communications sont difficiles et les approvisionnements pas commodes, on signalait sur le registre de Thôtel, le 3 août, la présence de personnages qui s'étaient fait inscrire sous le nom de Léo Bonneff, de Madame et de leur fils Jean. Or ces indications cadraient précisément avec les personnalités de Miguel Almereyda, de sa femme M"** Clairo Almereyda et de leur fils Jean. Il y avait en même temps un des lieutenants d'Almcreyda, nommé Oolié, qui est mort depuis dans des circonstances mystérieuses, et en môme t^emps un autre lieutenant d'Almcreyda, alors directeur des Hommes du Jour, M. Fabre, qui dirige aujourd'hui le Journal du Peuple, une espèce de succédané du Bonnet Rouge où on retrouve notamment Para, dit « Georges Clairet», ancien rédacteur en chef du Bonnet Roùge.

Tous ces gens faisaient partie de la garde d'honneur de M. Gaillaux.

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