ADRIANA MOROSINI
Le poète crut qu'il était redevenu fou ; il sentit le vertige l'éblouir... il essaya de lire encore... de s'assurer si cette inscription étrange n'était pas un jeu de son imagination délirante... Mais déjà les ouvriers avaient quitté l'angle du caveau, et le marquis touchait l'échelle pour remonter. Otbert s'éloigna, en se traînant comme un homme ivre, jusqu'à un confessionnal voisin, où il s'assit, en proie au plus effrayant désordre d'idées...
L'Adriatique avait bien inspiré le poète : la dernière des Morosini s'appelait Adriana.