Aistoria, Lucrèce Borgia par Blaze de Bury
gloire dans ses manifestations artistiques, laissant aux coins cachés des vieux régistres, les tristes souvenirs du crime. Et pourtant cette famille qui avec la nature l'a si bien parée est tout de même entachée de poisons. En parcourant ces rues étroites, ces places un peu nues, en longeant ces vieux murs tous noircis par le temps, ou en allant plus loin vers les douces campagnes, aux pans garnis de roses grimpantes sur les côteaux de Fiesole, ou plus bas dans la plaine à Poggio de Caïano, vous ne pouvez effacer le souvenir des grands marchands florentins, aux armes constituées par des balles de laine rouge ". Les Médicis sont partout, dans l'ombre de Savanarolle, de Giotto, de Botticelli, de Michel-Ange, de Ghirlardajo ou de Filippo Lippi. Ts sont là dans la gloire et malgré vous vous songez à la vie.
Vous songez à Alexandre qui empoisonna tour à tour et sa mère et son oncle Hyppolite avant de tomber lui-même sous les coups de Lorenzino. Vous songez à Côme 1 demandant aux alchimistes me recette infaillible pour se débarrasser de sa femme et de ses fils ?. Vous revoyez à Caiano ce funeste banquet où meurent après diner, François et sa femme d'hier, Bianca Capello’ L'on se demande en somrne comment tant de gloire peut s’allier à tant de sang. Les Médicis vous effraient comme les Borgia et vous entrevoyez déjà leur influence prolongée jusque dans le XVIIe siècle, non seulement par les lettres et les arts, mais aussi dans le poison qui va se diffuser à l'étranger par leur entremise à l’état épidémique.
Gardant le souvenir de cette grande famille, pénétrons dans la “ doulce France ” en nous arrêtant comme première étape sur les bords pittoresques de la Loire, à Blois. La petite ville de province ne présente vraiment rien de bien tragique! Là cette riante iuaison