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hypertrophiée à ce niveau. Liouville (1), puis plus tard Lancereaux (2), 1871, en observèrent et publièrent deux autres cas semblables.
En 1885, Brissaud, à propos d’une très intéressante observation qui lui avait été fournie par M. Quinquaud et que l’on trouvera plus loin (observ, n° VII), étudie à nouveau la structure microscopique de ces tumeurs bénignes de l'estomac. Il insiste sur la nature de ces polypes qui sont, dit-il, de véritables adénomes et les désigne sous le nom de polyadénomes qu'il emprunte à la terminologie de Broca. Il insiste sur l'identité macroscopique et la: grande ressemblance microscopique de tous les cas pu- | bliés. Enfin, après avoir écarté comme cause la gastrite, qui lui paraît être absolument étrangère à la formation de ces néoplasmes, il reconnaît que pour l’instantla cause réelle lui échappe absolument.
Ménétrier, après avoirfait en 1886 et 1887 deux communications à la Société d'anatomie, fit paraitre en 1888 dans les Archives de Physiologie (3) un mémoire très intéressant sur la question. Iladopte, comme Brissaud, le terme de polyadénome, et dans son étude il les divise en deux classes : les polyadénomes polypeux et les polyadénomes en nappe. Il insiste à nouveau sur la première variété et donne trois observations nouvelles ‘observations n° X, n° XII, n° XIIT) avec examen microscopique. Quant aux seconds, 1l fait remarquer qu’ils n'avaient pas encore été étudiés, si ce n’est dans l’anatomie pathologique d'Andral qui en donne la description d’un cas, mais sans insister sur les différences notables qui le séparent
(4) Pulletin de la Sociélé anatomique, 1864.
(2) Lancereaux, Atlas d'Anatomie pathologique (1871). (3) Archives de Physiologie, 1888, tom. [, page 32.
MA pee des polypes observés jusqu'alors. Son mémoire contient deux longues observations personnelles très détaillées.
Enfin, ilen recherche : 1° la cause qu'il croit trouver dans des lésions de gastrite chronique ; et?° l’évolution ultérieure qui peut amener la transformation de ces tumeurs bénignes en épithéliome infectant, en carcinome. Ménétrier dans son mémoire n'’admetlait pas pour adénomes ces polypes volumineux cités par Îles auteurs, et qui étaient, dit-il, d’une tout autre nature : fibreuse, musculaire et cancéreuse.
Cependant, Lange{(1) en 1895, puis Chaput{?) publièrent deux observations très intéressantes.
Il s'agissait de tumeurs pyloriques très volumineuses, diagnostiquées cancer et ayant donié lieu à une opération chirurgicale. Puis, à l'examen histologique, cestumeurs se révélèrent comme étantneltement adénomateuses.
En 1895, puis en 1897, Havem {3) atüira l'attention sur une nouvelle variété de polype qu'il décrivit sous le nom de polyadénomes à lype brünnérien.
Dans la littérature étrangère nous devons mentionner, outre Lange dejà cité, Wirchow (4) et Ebstein (5), puis J. Adams (6) et Quain (7) qui publièrent deux cas vers 1879. Enfin, depuis peu, le professeur Haïñser s'est servi de l'étude du polvadénome pour rechercher À nouveau les origines du cancer.
(1) New-York medical Journal.
(2) Bullelin de la Société anatomique, 1895.
(3) Société d'anatomie, 1895 et Presse médicale, 1897.
(4) Traité des tumeurs.
(5) Archives für Anat., de Reichert et Dubois-Reymond.
(6) British med. Journal (8 nov. 1879).
(7) London pathological Society's Transactions (vol. VII,p. 219).
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Nous terminerons cet historique, en citant les thèses inaugurales de MM. Camus-Govignon (Paris, 1883, n° 419), Bruneau (Paris, 1884, n° 327), Marfan (Paris, 1887), Mauler (Genève, 1900), Talon {Lyon, 1900, n° 68), et Allavena (Montpellier, 1904, n° 57) qui se sont occupés à divers points de vue de l'étude des polyadénomes gastriques et intestinaux.
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