‹ Le pontifical romain (volume 2)Chapitre 112 sur 318 · FONCTIONS LITURGIQUES · texte numérisé non relu

FONCTIONS LITURGIQUES

l'usage primitif 1, soit le Deus in adjutorium, quand on l’eut introduit à l'office de matines (vers le IX® siècle). A l’abbé appartenaient également la première antienne, le chant du huitième répons et de la dernière leçon, la lecture solennelle de l’évangile à matines et le commencement de l’office de laudes ?, Les messes solennelles de Pâques et de la Pentecôte lui revenaient de droit, et aussi celles de Noël, Saint- Pierre et Saint-Paul, l’Assomption de Notre-Dame. De même, ajoutent les Us de Cluny, il fera bien aux autres grandes fêtes de l’année, quand il le pourra et qu’il le voudra, de chanter la messe, les laudes et les vêpres ?. Le chœur des moines ne manque pas de lui rendre hommage, se levant et s’inclinant devant lui, quand il entonne, lit ou chante quelque formule liturgique ; le chantre va toujours lui « porter » le répons ou l’antienne qu’il doit imposer, c’est-à-dire lui chanter à mi-voix l’intonation pour que l’abbé puisse l’entonner ensuite aisément. À la messe solennelle on lui présente l’encens à bénir, au début, à l’évangile, à l’offertoire, sans omettre de lui baiser la main avant et après.

1. Règle de S. Benoît, c. 1x, texte ancien, édit. BUTLER. Cf. Regula Magistri (VIS s.), c. XLIV. P. L., LXXXVIII, 1006.

2. E. TOMER, Studien zur Reform der deutschen Klôster im XI. Fahrhundert. Vienne, 1910, p. 280 et suivantes.

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