‹ Le pontifical romain (volume 2)Chapitre 125 sur 318 · II. — LES RELIGIEUSES DANS LES MONASTÈRES · texte numérisé non relu

II. — LES RELIGIEUSES DANS LES MONASTÈRES

Les vierges romaines n’attendirent pas que saint Athanase vint à Rome parler de la vie monastique telle qu’elle se pratiquait en Orient. Dès la paix de l’Église s’étaient constitués de vrais monastères où les religieuses vivaient ensemble sous l’autorité d’une abbesse. La découverte de l’épitaphe de Serena abbatissa, près de la basilique de Sainte-Agnès à Rome, a donné raison aux Âctes de la sainte qui attribuent à Constantine, fille de Constantin, la construction d’un monastère de moniales auprès de la basilique récemment fondée par la même princesse. Ce monastère de Sainte-Agnès fut sans doute érigé peu après l’année 337, date du veuvage de Constantine. Sur l'inscription de la basilique de Sainte- Agnès la même princesse se disait déjà consacrée au Christ :

Constantina Deum venerans CHRISTOQUE DICATA 2.

Saint Jérôme donna plus tard un nouvel essor à la vie religieuse en y attirant des personnes de haute considération, mais il est sûr qu’il n’en fut pas le premier initiateur. Dans le cours de ce IV® siècle des monastères analogues à celui de Sainte-Agnès s’organisèrent à Saint-Laurent et à Saint- Paul-hors-les-murs. C’est à Saint-Pierre que sainte Marcelline, sœur de saint Ambroise, reçut la consécration des mains du pape Libère ; et de même une moniale de Bethléem dont parle saint Jérôme à.

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