III. — LE VŒU DE VIRGINITÉ ET SA CONSÉCRATION
Désormais s’organisa et se répandit le rite solennel de la bénédiction ou consécration des vierges que le Pontifical romain a précieusement conservé, quoiqu'il soit, sauf exceptions, tombé depuis longtemps en désuétude. On y distingua toujours deux éléments très différents qu’il faut dès à présent bien préciser : le vœu de virginité
et la consécration.
Le vœu datait, nous l’avons vu, des premiers temps du christianisme. On pouvait le faire dans le monde, il n’entraînait pas nécessairement l'entrée dans un monastère ni Pémission des autres vœux de religion, d’obéissance et de pauvreté. Le vœu de virginité constituait ce qu’au VE siècle on appelle couramment le propositum virgimitatis, terme officiel que nous retrouverons dans les formules de la consécration des vierges.
Les deux papes saint Innocent Ier (+ 417) et saint Léon (T 461) connaissent parfaitement la condition des personnes
1. Dom C. LAMBOT, La Règle de saint Augustin et saint Césaire, dans Revue bénéd., XLI, 1929, p. 333-341.
2. Dom M. FÉROTIN, Le Liber ordinum en usage dans l’Église d’Espagne, col. 62-65.