‹ Le pontifical romain (volume 2)Chapitre 130 sur 318 · AGE REQUIS · texte numérisé non relu

AGE REQUIS

pour la consécration des vierges. L’on comprenait en effet qu’il fallait une certaine maturité qui mît les sujets à l’abri des séductions du monde ou simplement de l’inconstance. Il y eut au commencement tendance à exagérer les précautions et à retarder par trop la limite d’âge. Saint Ambroise s’en plaignait, à la fin du IVe siècle, en constatant à regret l’opinion généralement reçue : Aiunt etiam plerique MATURIORIS ÆTATIS virgines esse velandas1. Lui-même n’attendait pas cet « âge mûr » pour donner le voile aux vierges de toute condition qui venaient en foule à Milan, des villes avoisinantes et jusque d’Afrique, pour recevoir de ses mains la consécration officielle de leur vœu ?. Il reconnaissait qu’il fallait bien tenir compte de la maturité, mais considérer plutôt la vertu que l’âge : spectet ætatem sacerdos, sed fidei et pudoris. L'Église a pris un moyen terme qui lui a semblé répondre à toutes les légitimes exigences. Tandis qu’elle permettait l’émission des vœux dès l’âge de douze ans révolus 4, — de seize ans, depuis le concile de Trente 5, — elle n’accordait la consécration des vierges qu’à l’âge de vingt-cinq ans $. C'était déjà du reste une réaction contre la sévérité outrée de certaines décisions anciennes qui réclamaient les quarante ans bien sonnés ?, fixés jadis pour l’ordination des diaconesses. Les

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