De virginitate, I. c
4. THOMASSIN, La discipline de l’Église, 4° partie, 1. I, c. Lx et LxI. —- C'était encore l’usage chez les religieuses Chartreuses aux premiers temps de l’ordre.
5. Conc. Trid., Sess. XXV, cap. xv. — Codex Fur. can. can. 573.
6. Conc. de Carthage, de 397, can. 4, et de 418, can. 18. — Conc. d’Aix-la-Chapelle, de 817, can. 26. — S. PIERRE DAMIEN, Opusc. XVI, 5, 6, 7. C’est encore la prescription du Pontifical romain (rubrique du début avant le De bened. et cons. virginum). Le droit ne spécifie plus que l’âge de 21 ans requis pour la profession perpétuelle, C. Ÿ. can. 573.
7. Conc. de Saragosse, de 380 ; Conc. d’Arles, de 506 ; Novelle VI, 7, de l’empereur MAJORIEN (458). — Liber Pontificalis, not. de S. Léon.
précautions spéciales qu’on devait observer en raison du ministère liturgique attribué aux diaconesses, n’avaient plus de raison d’être lorsqu'il s’agissait de moniales vivant en communauté.
Aux yeux de tous la consécration des vierges prenait, dès le IV® siècle, une très grande importance ; on cherchait donc à l’entourer de toute la solennité possible, afin qu’elle fût une leçon pratique pour tous les fidèles qui en étaient témoins. De là le souci de choisir des fêtes spéciales. C’est le jour de Noël, ou plutôt à l’Épiphanie, que la sœur de saint Ambroise, Marcelline, reçut le voile à Saint-Pierre de Rome, des mains du pape Libère (352-366), en présence d’un grand nombre de vierges, adstantibus etiam puellis Dei compluribus 1. La fête de Pâques s’offrait aussi tout naturellement à la pensée, et saint Ambroise nous laisse entendre qu’un peu partout, en Orient comme en Occident, on aimait unir la pensée des vierges consacrées à celle des néophytes : « Voici venir le jour de Pâques, disait-il ; dans le monde entier vont se célébrer les mystères du baptême et aux vierges consacrées l’on va donner le voile : ainsi l’Église enfante-t-elle en un même jour et sans douleur un grand nombre de fils et de filles ?. » C’est en la fête de Pâques également qu'avait reçu le voile une vierge chrétienne dont parle l’évêque saint Nicétas de Remesiana#,.
1. S. AMBROISE, De virginibus, 1. III, c. I, P. L., XVI, 219. Ce que l’évêque de Milan rapporte des mystères de la « Nativité » se rapporte plutôt à l’Épiphanie qu’à Noël. Cf. D. MICHELS, Yahrb. T1: LA11.1023, p. 107.
2. S. AMBROISE, Exhortatio virgimitatis, c. VII. P. L., XVI, 348.
3. De lapsu virginis consecratæ, 37. Opuscule attribué à tort à saint Ambroise (P. L., XVI, 372), et avec plus de vraisemblance à Nicétas, évêque du IV® siècle. À. E. BURN, Niceta of Remesiana, his life and