CATALANI, Pontif. rom., t. 1, 1850, p
{ 158 LA CONSÉCRATION DES VIERGES encore en plusieurs monastères de l’ordre de Saint-Benoît 1.
Symbolisme du rite. — La cérémonie de la consécration des vierges avec le chant des litanies, sa grande préface, ses traditions d’insignes, rappelle l’ordination des diacres, mais elle a en plus toutes les caractéristiques d’un rite nuptial : c’est là ce qui lui donne son symbolisme profond. Tout y parle de l’union de l’âme au Christ et de la dignité de sponsa Christi, de fiancée du Seigneur qui lui est reconnue désormais. La vierge chrétienne se livre à son Époux divin par un don total et irrévocable, elle reçoit en retour la bénédiction qui la consacre à tout jamais, et l’Église lui remet le voile, insigne authentique de son appartenance à Dieu. Ce sont les trois éléments essentiels qui constituent toute la fonction et autour desquels tous les autres détails viennent se grouper. Ils ne sont pas toujours exprimés. Le don de soi que constitue le vœu de virginité n’est clairement énoncé que dans les rituels déjà développés : primitivement il est supposé, et se traduit suffisamment dans le fait que la vierge chrétienne vient demander la consécration. Celle-ci constitue à elle seule le point central de toute la cérémonie, et dans certains documents anciens elle se réduit à fort peu de chose. La tradition du voile s’accomplit à la suite de la consécration, mais jadis elle ne comporte aucune formule spéciale ce qui fait qu’elle n’est même pas mentionnée, sauf dans le titre de la fonction comme l’énonce le grégorien, ad ancillas Dei velandas.