SAINT AUGUSTIN, Epist. CCXIII, P. L., XXXIII
3. Collectio Avellana, n. 17, édit. GUENTHER, Corp. Script. Eccl. lat., p. 63-65, Vienne, 1898, cité par MGR BATIFFOL, La liturgie du sacre des évêques, dans Revue d’hist. eccl., oct. 1927, XXII, p. 737.
4. SAINT LÉON, Epist. VI, 6 ; 1x, 1. P. L., LIV. — COUSTANT, Epist. Rom. pontif., Paris, 1721, p. 957. — BATIFFOL, op. cif., 743.
nium serotinum correspond exactement au VIIIS Ordo romain et au texte du Pontifical des papes encore en usage à Rome au XIVe siècle !,
Les documents anciens y ajoutaient un second examen qui faisait double emploi avec le premier, il était du reste d’origine française, tandis que le premier était romain. C’est la formule Antiqua sanctorum Patrum qu’a retenue notre Pontifical tandis que le texte romain a disparu de l’usage. La formule gallicane, Examinatio secundum Gallos ?, insiste sur la nécessité de l’examen de l’élu, — comme l’exige, disait le texte ancien, «le canon du concile de Carthage », c’est-à-dire les Sfatuta Ecclesie antiqua, dont en effet l’examen reproduit simplement le texte y compris l’interrogatoire détaillé sur les vérités de la foi et sur les hérésies 5.
Ce long examen renferme encore une question spéciale relative au serment de fidélité au Souverain Pontife régnant et à ses successeurs. Ce serment fut constamment usité à la cour pontificale jusqu’au XIVe siècle. Le Liber diurnus contient déjà un texte presque identique au nôtre : c'était la promesse que devaient prêter au pape les évêques lombards 4, À ce serment au seul Pontife romain, qui répond au principe de nomination par le Saint-Siège, les anciens Ordines ajoutaient une promesse analogue au métropolitain en reconnaissance de son droit de confirmation ; et cette formule remplaçait parfois le serment de fidélité au pape, lequel n’était de rigueur, en dehors de Rome, que pour les métropolitains 5.
1. MARTÈNE, De ant. Eccl. rit. 1. I, c. VIIL, art. XI, ordo 17.