‹ Le pontifical romain (volume 2)Chapitre 162 sur 318 · Voir note précédente · texte numérisé non relu

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2. JANSSEN, Geschichte des deutschen Volkes, 1876, I, 416-417. 3. SAINT THOMAS, S. Th., 1° 11“, qu. 96.

ne s’est jamais attribué le pouvoir de lier les sujets au souverain par le fait qu’elle conférait à ce dernier la consécration royale. Elle n’a voulu que déclarer et confirmer au nom de Dieu ce qu’elle reconnaît être au fond de toute autorité légitime. Jamais l’Église n’a entendu rendre spirituelle et surnaturelle l’autorité du roi consacré. Si l’on a dit du sacre royal qu’il est comme le baptême du pouvoir royal, cela signifie que l’autorité souveraine consacrée par l’onction du sacre rentre davantage dans le plan divin et dans l’économie de l’Église. Mais cette autorité royale reste purement laïque et séculière, encore que les anciennes formules liturgiques emploient pour la désigner le terme canonique de jurisdictio, qui n’a pas dans le cas présent toute sa signification ordinaire. Le roi ne retire de son sacre aucun réel caractère ecclésiastique, quoi qu’en aient pensé certains auteurs anciens et modernes : les ornements royaux, nous le verrons, ne font qu’imiter de très loin les vêtements épiscopaux, ils n’ont en tout cas rien à faire avec une prétendue autorité spirituelle dont les formules ne disent pas un mot. L'Église sanctionne et confirme la souveraineté royale, elle ne l’institue pas ; de même n'est-ce pas comme source et principe de l’autorité, qu’en certaines circonstances elle a cru devoir délier les sujets d’un état catholique de leur serment de fidélité au souverain. Elle n’a eu à intervenir, que parce que tels souverains avaient violé leur serment solennel (qu’elle avait reçu d’eux au nom de Dieu), en violant les droits et lois de Dieu et de son Église. Jugeant qu’en de telles circonstances l'autorité de l’homme est en conflit avec celle de Dieu, elle a déclaré qu’une telle autorité souveraine ne pouvait plus obliger en conscience, et que les peuples avaient le droit de s’en affranchir. C’est en ce sens qu’elle est intervenue au moyen âge pour délier certaines nations du serment de fidélité aux monarques indignes !. Et il faut bien recon-

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