‹ Le pontifical romain (volume 2)Chapitre 176 sur 318 · L'ONCTION ROYALE · texte numérisé non relu

L'ONCTION ROYALE

ristique : 2x nomine sanctæ Trinitatis unctus et benedictus est, dit la notice de 777 du sacre de Pépin le Bref par le pape Étienne II. Le fils de Charlemagne reçoit également l’onction, des mains du pape saint Léon III le jour du couronnement de son père. Les rois des Wisigoths chrétiens recevaient aussi l’onction royale de l’archevêque de Tolède : le concile de cette ville de 681 parle du sacre du roi d’Espagne célébré l’année précédente, et dit que « par l’onction sainte le souverain est entré en pleine possession de son pouvoir », guod regm conscenderit culmen regnandique per sacrosanctam unctio- : nem susceperit potestatem !.

L’onction est devenue avec le temps comme le point culminant de la fonction du sacre royal comme elle semble le devenir pour la consécration épiscopale. La relation avec cette dernière parut jusque dans les formules d’introduction qu’on lit au Pontifical et que l’on prononçait dès le XIII siècle pour les rois aussi bien que pour les évêques avec les modifications requises :

Reverendissime Pater, postulat Sancta Mater Ecclesia catholica ut præsentem egregium militem ad dignitatem regiam sublevetis. —

Scitis 1llum esse dignum?…

Et novimus et credimus illum esse dignum.. ?

À cette attestation fait suite une admonition exactement parallèle à celle des saints ordres, où le prélat consécrateur instruit le roi de ses devoirs de souverain chrétien, devoirs envers Dieu et sa loi, devoirs envers l’Église et sa hiérarchie, devoirs envers les sujets du royaume. Et aussitôt selon les usages antiques indiqués plus haut, le monarque prête serment de fidélité à Dieu et à l'Église, avec promesse d’indéfectible dévouement à ses sujets.

1. Concile de Tolède, de 681, cap. I. HEFELE-LECLERQ, Hist. des conciles, t. III, première partie, p. 543.

2. Pontifical de Durand de Mende, CATALANI, op. cit., I, 630. — Pontifical romain, De benedictione et coronatione regis.

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