‹ Le pontifical romain (volume 2)Chapitre 183 sur 318 · H. THURSTCN, The Coronation Ceremonial, p · texte numérisé non relu

H. THURSTCN, The Coronation Ceremonial, p

3. Empruntée à l’usage romain que consignait l’ancien Pontifical du pape pour le couronnement de l’empereur.

4. HINCMAR DE REIMS, Coronatio Caroli Calvi, P. L., Cxxv, 808.

qui couronne son élu !. L’iconographie byzantine a fixé cette idée de la façon la plus expressive. Il est clair que le roi couronné est plus que jamais l’image du Christ de majesté, tout son prestige royal lui vient de celui qu’il représente et dont il doit continuer l’œuvre.

Sta et retine amodo locum tibi a Deo delegatum.. quatenus mediator Dei et hominum te mediatorem cleri et plebis permanere faciat.

Rien ne peut être plus décisif que ces paroles finales, toutes pénétrées du sens de cette fermeté que donne à lPautorité la consécration divine. C’est l’instant où le roi orné de son diadème est conduit à son trône d’apparat pour y être installé avec tous les honneurs qui conviennent à la majesté royale. L'Église ne fait pas de difficulté de lui rendre hommage. Le baiser de paix liturgique lui est offert par le pontife, par les clercs, par toute l’assistance. Aux acclamations enthousiastes du peuple elle ne craint pas d’associer le chant du Te Deum, comme aux consécrations épiscopales. L’hymne liturgique se fait ainsi l’écho des Vivat rex in æternum qui saluaient le roi nouvellement couronné ?, des Kyrie eleison, Noël, Noël, Vive le roi, qui si longtemps retentirent sous les voûtes de l’église du sacre, de la cathédrale martyre dont les avanies du temps n’ont pas réussi à effacer le souvenir. À Rome même, on permettait aux chevaliers teutons d’acclamer leur empereur en leur langue nationale, marque évidente de condescendance soigneusement relevée par certains rituels ?.

L'Église laissait du reste clairement entendre que toutes

1. On peut voir représenté dans un missel de Munich, du XIe siècle, le couronnement de l’empereur saint Henri: le Christ dépose la couronne sur la tête du monarque ; deux anges lui offrent de chaque côté le glaive et le sceptre, et deux évêques lui soutiennent les bras. The Catholic Encyclopedia, t. VII, p. 226.

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