‹ Le pontifical romain (volume 2)Chapitre 185 sur 318 · ROGERIUS DE HOVENDEN, Annales, part. II · texte numérisé non relu

ROGERIUS DE HOVENDEN, Annales, part. II

2. Pontifical des papes. — Ordo rom. XIV, P. L., LXXVIIT, 1243.

3. MICHEL ANDRIEU, Compte rendu dans la Revue des sciences relig., IV, 1924, p. 650-651.

Le Pontifical romain, — II 14

qu’au moment de l’évangile ledit empereur revêtit la dalmatique du diacre et que tout en chantant le texte évangélique il brandissait vigoureusement son épée.

Le roi de France portait également à son sacre une tunique brodée de 1ys d’or de France et taillée à la façon du vêtement des sous-diacres, 17 modum quo induuntur subdiaconi ad missam, et le grand manteau royal fleurdelisé qui ressemblait à une chape sans son chaperon!.

Depuis l’époque de saint Étienne, couronné le 15 août 1001 premier roi de Hongrie, ses successeurs reçoivent à leur sacre la Sainte-Couronne envoyée jadis par le pape au duc Étienne, l'épée royale, le globe à double croix et le grand manteau en forme de chape, tissé de soie bleu de ciel et d’or par les soins de la reine Gisèle en 1031 °.

Plus ecclésiastique encore, s’il est possible, paraissait être laccoutrement du roi d’Angleterre puisqu'il comprenait Pamict, l’aube, la dalmatique, l’étole et la chape ornée d’aigles, brodés d’or. Depuis la réforme les théologiens anglicans ont affecté d’attacher la plus grande importance à ces détails, et n’ont pas craint d’insister sur le prétendu caractère sacerdotal de ces vêtements. Cette interprétation tendancieuse ne trouve pas le moindre appui dans les écrits des liturgistes anciens, non plus que dans les formules de tradition de ces ornements ; et il est manifeste, d’autre part, que l’Église n’a jamais pris au sérieux les allures ecclésiastiques que se permettaient certains monarques dans l’exercice éphémère de leurs fonctions liturgiques. En tout cas, toute idée de juridiction spirituelle quelconque a toujours été écartée de ces simples marques d’honneurs sans portée réelle et sans caractère permanent ÿ.

Cependant l’Église a tenu à conserver jusqu’à la fin de

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