‹ Le pontifical romain (volume 2)Chapitre 191 sur 318 · LÉON GAUTIER, La Chevalerie, Paris, 1890, p · texte numérisé non relu

LÉON GAUTIER, La Chevalerie, Paris, 1890, p

RÉMISE DU GLAIVÉ 221

à Dieu, qui militarem ordinem ad populi protectionem institui voluisti, et elle lui demandait d’aider de sa grâce ce nouveau champion de la foi chrétienne et du bon droit, ad fidei et justitie defensionem.

Le formulaire s’enrichissait en même temps de nouveaux rites inspirés de l’Ordo du sacre royal : la remise solennelle du glaive : ufaris eo ad defensionem tuam et sanctæ Dei ecclesiæ et ad confusionem inimicorum crucis Christi ac fidei christiane ; puis l’investiture du droit de porter l’épée : du plat du glaive le prélat frappe légèrement le chevalier sur les épaules ; et il est ajouté que, comme au sacre de l’empereur, le nouveau militaire brandit vaillamment son arme, evaginatum ter viriliter vibrat. Le serment n’est pas exprimé en paroles, mais le geste énergique y supplée d’une façon suffisamment éloquente. Le baiser de paix terminait la cérémonie comme aux ordinations.

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