PAULIN, op. cit, XXXII, XXXIII, 1b1d
A la suite de ces instances du peuple de Milan, saint Ambroise eut comme le pressentiment, — saint Augustin, témoin du fait, affirme qu’il connut par révélation !, — que des corps saints gisaient oubliés dans la basilique des Saints Nabor-et-Félix. Des fouilles aussitôt entreprises amenèrent en effet la découverte des corps entiers des saints Gervais et Protais. Le soir même il y eut une première translation à la basilique de Fausta, puis après une nuit de prières un second transfert à la basilique ambrosienne ; et enfin après une journée occupée par les chants et une nuit passée à l’église, le surlendemain de l’invention, avait lieu la déposition solennelle sous l’autel de la basilique à droite de l’emplacement que le saint évêque s’était réservé pour lui-même. Ceci se passait les 18-19 juin 386 ?. Notre fête du 19 juin en a conservé le souvenir : la lettre de saint Ambroise à sa sœur a fourni les leçons de l’office au deuxième nocturne. On en a extrait pour le troisième les homélies que saint Ambroise prononça la veille et le jour de la depositio, et qu’il a insérées dans cette même lettre.
Ainsi se consomma la dédicace de la basilique ambrosienne, et elle était conforme au rit romain : nous retrouverons tous les détails de ce cérémonial dans les documents du moyen âge : reconnaissance des reliques, vigiles, translation et déposition, soit sous l’autel, soit dans la pierre d’autel servant désormais de sépulcre.
Nous reviendrons dans la suite à chacun de ces détails de la cérémonie. Il s’agit auparavant de savoir :
19 à quelle époque approximativement on constate l’usage de consacrer les édifices destinés au culte divin ;
2° de quand datent les cérémonies consignées dans les documents du moyen âge et conservées dans notre Pontifical.