Esdras, VI
4. Gen., XXI, 33, XXVIIL, 16-18. Le terme de ritulus employé en ce dernier passage est entré dans la langue ecclésiastique pour désigner les églises avec autel. Cf. Liber pontificais, édit. Duchesne, passim. Les diaconies qui n’avaient pas d’autel ne portaient pas le nom de riruli.
5, Foann.;, X, 22.
tion du temple et de l’autel après leur profanation par Antiochus Epiphane!.
Dans sa liturgie, l’Église favorise ce rapprochement si naturel entre les rites juifs et les rites chrétiens, puisqu’elle emprunte les lectures pour la fête de la dédicace aux récits de l’Exode, du deuxième livre des Paralipomènes et d’Esdras. Dès le IV® siècle saint Grégoire de Nazianze a pensé à faire le rapprochement ?.
Plusieurs décrétales des papes des trois premiers siècles parlent souvent d’un rite déjà établi pour la consécration des églises et des autels ; elles sont fréquemment citées comme autorités sérieuses par les auteurs anciens ; mais ce sont toutes pièces apocryphes.
D'autre part on a fait à l’hypothèse fort vraisemblable d’un rite de dédicace dès les premiers siècles du christianisme une objection qui serait bien grave si elle était établie sur des données certaines. On voudrait que non seulement avant le IVe siècle il n’ait existé aucune église proprement dite, c’est-à-dire aucun édifice spécialement construit en vue du culte et uniquement destiné au culte, mais aussi que, jusque vers le milieu du IIIe siècle, l’idée que les lieux de réunion du culte et les autels eux-mêmes fussent susceptibles de recevoir une consécration quelconque du fait de la célébration des saints mystères, était totalement inconnue des fidèles. Par suite ils auraient ignoré complètement la coutume de séparer de l’usage profane soit les autels ou tables sur lesquelles on offrait le saint sacrifice, soit les endroits où l’on se réunissait pour prier et célébrer les mystères chrétiens.
Donc les rites de la consécration des autels et des églises ne sauraient dater des premiers siècles du christianisme.
À cette thèse il faut opposer certains points qui paraissent acquis. D’abord relativement aux autels.
1. 1 Mac., IV, 41-59. 2. S. GRÉGOIRE DE NAZIANZE, Discours XLIV, P. G., XXxVI, 607.