Actes, I, 13-I
4. EUSÈBE, Hüist. eccl., III, 35. — SAINT CYRILLE DE JÉRUSALEM, Catech. XVI, 4. P. G., XXXIII, 924. — SAINT ÉPIPHANE, De mensuris, 14. P. G., xLut, 261. — [ETHERIA], Peregrinatio ad loca sancta.
des Actes le dit positivement. Pour la prière et le chant des psaumes on continuait à fréquenter le Temple ; mais pour le rite chrétien par excellence, pour la fractio pans, c’est-à-dire le saint sacrifice, on se réunissait « dans les maisons privées » : Quofidie quoque perdurantes unanimiter in templo, et frangentes circa domos panem.
Il faut, semble-t-il, rapprocher de ce passage l’expression ecclesiam per domos du chapitre VIII (v. 3) des Actes ; il s’agit là des réunions dans les maisons, où Saul le persécuteur parvenait à s’introduire. C’est dans une maison privée, en une salle de l’étage supérieur, To Urep@ov, comme le Cénacle de Jérusalem, que les fidèles de Troas s’étaient réunis un dimanche ad frangendum panem, lorsque saint Paul leur adressa la parole et ressuscita un mort. Il est vrai que partout où il se présentait pour annoncer l’évangile, saint Paul commençait par se rendre à la synagogue, dans lPintention d’amener tous les fidèles au christianisme. C’est sur leur refus qu’il se retirait dans les « églises domestiques ». Nous en connaissons plusieurs par les noms de leurs propriétaires. À eux seuls Aquila et Prisca en possédaient deux, une à Corinthe et l’autre à Rome ?. En dehors de là aucune mention d’ «église » proprement dite.
L’usage des maisons privées pour le culte chrétien se perpétua très probablement après l’époque apostolique. Il est encore attesté à la fin du IIe siècle par un document apocryphe, les Recognitiones Clementis, qui témoignent du moins pour les usages d’Antioche et des environs. Il y est question d’un certain Théophile, le premier citoyen de la ville, qui convertit sa demeure en église : domus suæ ingentem basilicam ecclesiæ nomine consecraret ; aussitôt, saint Pierre