‹ Le pontifical romain (volume 2)Chapitre 22 sur 318 · IMPOSITIONS DES MAINS · texte numérisé non relu

IMPOSITIONS DES MAINS

cription des cérémonies dont fut accompagnée l’ordination du pape saint Corneille !. On aurait tort de conclure de ce silence que l’imposition des mains n’existait pas alors dans le rit romain, puisqu'elle est attestée par tous les documents liturgiques primitifs ?.

Le plus ancien témoin de l’usage des premiers siècles distingue nettement deux impositions des mains à l’ordination d’un évêque. Une première fois, fous les évêques présents joignent les mains sur la tête de l’élu, sans rien dire, pour le bénir et marquer leur assentiment à son élection à. Ensuite, l’un des évêques choisi par les autres impose les mains et prie au nom de tous. Les rituels anciens ont continué d’observer cette dualité. D’après leur témoignage il est clair que les deux cérémonies se complètent l’une l’autre, la première marquant la participation de tous les évêques présents à l’acte sacramentel. Tous s’unissent au prélat consécrateur qui prononce ensuite la préface d’ordination. C’est l’usage qui s’est perpétué à travers les âges.

De cette discipline primitive on a conservé aussi l’usage, devenu une règle de droit, de la présence à l’ordination épiscopale de trois évêques au moins qui participent à l’imposition des mains sacramentelle. Déjà insérée dans les collections canoniques du IIIe siècle, cette loi reçut la sanction du concile de Nicée de 325 :

« Il convient que le nouvel évêque soit établi par tous ceux de la province ; si une nécessité urgente ou la distance les empêche de se réunir tous, il est requis que trois au moins soient présents pour

Page 1