BASILIQUES CHRÉTIENNES
aux églises épiscopales et paroissiales, comme on avait fait à Rome pour le terme fifulus. Avec le temps au contraire on ne donna plus le nom de basiliques qu’aux églises les plus somptueuses et enrichies de privilèges spéciaux. Ainsi Rome possède-t-elle quatre basiliques patriarcales, parce qu’elles sont attribuées aux quatre grands patriarches : Saint Jean-de-Latran au pape, patriarche d’Occident, Saint-Pierre du Vatican au patriarche de Constantinople, Saint-Paul au patriarche d’Alexandrie, Sainte-Marie- Majeure au patriarche d’Antioche. La basilique de Saint- Laurent-hors-les-murs leur est assimilée comme titre du patriarche de Jérusalem. Viennent ensuite dans leur rang de dignité les basiliques majeures de Sainte-Croix-de- Jérusalem et de Saint-Sébastien, complétant le nombre des sept basiliques majeures romaines ; puis les basiliques mineures : Sainte-Marie du Transtévère, Saint Laurent-in- Damaso, Sainte-Marie-in-Cosmedin, les Douze-Apôtres, Saint-Pierre-aux-Liens et Sainte-Marie in Monte Santo.
On accorde le même titre de basilique en dehors de Rome, soit aux églises vénérables par leur antiquité, soit à celles qui ont obtenu les privilèges des basiliques romaines, soit enfin aux églises ayant un caractère votif : Montmartre, Fourvières, Lourdes.
Le nom de cathédrale est beaucoup plus récent. On l’applique à l’église épiscopale de chaque diocèse, celle qui a la cathedra. Le terme ecclesia cathedralis ne se rencontre pas avant le X® siècle, et est inconnu en Orient. Mais on trouve cathedra, dans le même sens, dès le concile d’Aix-la-Chapelle de 789.
Nous n’avons pas à faire l’histoire des différentes formes d’églises, ni de différents types d’architecture : les notions qui précèdent suffisent pour comprendre les rites de la consécration.