‹ Le pontifical romain (volume 2)Chapitre 232 sur 318 · IV. — LES ONCTIONS · texte numérisé non relu

IV. — LES ONCTIONS

De bonne heure, du moins en Orient, l’on vit surgir un autre souvenir des anciens usages juifs, l’onction de l’autel, accomplie dans la pensée de rendre l’autel digne de servir à l’oblation du sacrifice. Saint Éphrem d’Edesse (+ 373) et Denys parlent clairement de cette onction, et le Testamentum Domini au Ve siècle en indique la raison : Oleum.. tribuit altaribus unctionem, ut portent sacrificium nostrum *. On saisit ici la transformation de l’idée de sanctification, qui amena l'inauguration d’un nouveau rite conforme au nouveau concept. Primitivement l’autel reçoit toute sa sanctification de la célébration de la messe ; plus tard on pense à le sanctifier par une onction pour le rendre digne de recevoir le corps du Christ. L’idée est très vraisemblablement d’origine orien-

I. SAINT JEAN CHRYSOSTOME, Hom. XX in II Cor. P. G., LXI, 540.

2. RHABAN MAUR, De clericorum institutione, IL, 45. P. L., CVII, 358.

3. SAINT ÉPHREM, Hymn. de oleo chrismatis. DENYS, De hierarchia eccl., IV, 12. — Testamentum Domini, édit. RAHMANI, p. 156.

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