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LE RITE DES ONCTIONS

tale, comme nous l’avons constaté déjà pour les ordinations. Et, de même que, pour les ordinations, Rome n’adopta que très tard ce rite de l’onction, de même elle ne semble pas lavoir connu avant le VIIIE ou IX® siècle pour la consécration de l’autel. Dans les deux cas, au contraire, les églises gallicanes prirent les devants comme sur beaucoup d’autres points. Dès 506, en effet, le Concile d’Agde suppose l’institution comme déjà connue : Alfaria placuit non solum unctione chrismatis, sed etiam sacerdotali (—episcopali) benedictione consecrari 1. On cite sous le nom du pape Évariste un décret apocryphe qui n’est que la reproduction du canon du concile d’Agde ?, Également apocryphe le soi-disant décret de Damase défendant aux chorévêques de consacrer les autels avec le chrême. Il faut en dire autant d’une prétendue lettre de saint Léon, et du décret de Félix IV cité par Burchard ; ce sont tous documents fabriqués au IX® siècle. Les sermons attribués à saint Augustin, qui fournissent les leçons du IIe Nocturne à la fête de la Dédicace et celles du Ier pendant l’Octave, sont très vraisemblablement de saint Césaire d'Arles et du VI siècle. Ni le pape Vigile, ni saint Grégoire, ni surtout le sacramentaire grégorien d’Hadrien dans son très court Ordo de la dédicace ne mentionnent ce rite. Nous le trouverons au contraire dans les Ordines romant influencés déjà par les usages gallicans.

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