I. — ORDRE ANCIEN
À Consécration de l'autel et de l’église se compose, depuis le IX€ siècle au moins, des éléments caractéristiques des anciennes liturgies, romaine et gallicane, la déposition des reliques et les onctions.
Une remarque préliminaire à faire sur l’ordre adopté pour l’accomplissement de ces deux cérémonies. Notons d’abord que le rite qui introduit les onctions de l’autel est, selon lexpression constante des anciens documents, une oblation d’encens, offert incensum super allare : or, c’était là le dernier acte de la bénédiction sous forme d’aspersion de l’autel selon le rite gallican représenté par le Missale Francorum et le Gélasien.
Pones super IV cornua altaris vinum cum aqua asperges altare septem vicibus effundes reliquum ad basim et offeres incensum super altare.
À un moment, peut-être antérieur à la fusion avec le rite romain de la déposition des reliques, à la fonction de la bénédiction de l’autel sous forme d’aspersion vint se joindre l'usage des onctions. Comme naturellement, l’ « oblation de l’encens » forma dès lors le trait d’union entre les deux rites et comme le passage de l’un à l’autre:
… fundit quod remansit de ipsa aqua ad basim altaris… postea offert incensum, et mittit oleum super altare..1
Pour ne pas interrompre la suite de ces cérémonies on convint alors de renvoyer tout à la fin la translation et la déposition des reliques. C’est l’ordre qui subsista longtemps, jusque vers le XIIIe ou XIVE siècle, grâce sans doute au second formulaire de l’Ordo romain *.