‹ Le pontifical romain (volume 2)Chapitre 269 sur 318 · AD. FRANZ, op. cit., II · texte numérisé non relu

AD. FRANZ, op. cit., II

baptizent nec cartas nec perticas appendant propter grandinem, » dit le Capitulaire de 789 cité plus haut ; il semble s’adresser aux laïcs, qui probablement se permettaient de faire bénir ou de bénir eux-mêmes des clochettes dans le seul but de s’en servir comme préservatif. Un ancien pénitentiel du IX® siècle condamne de même ceux qui « contra tempestatem clamoribus, buccinis vel vocibus defendere se putant 1». Cependant l’usage de sonner les cloches des églises durant les orages, encouragé par les prières de l’Église, se maintint durant tout le moyen âge et jusqu’à notre époque. Les cloches de Lorette sont réputées jouir d’une puissance spéciale. Mais toutes les cloches peuvent se réclamer de ce privilège en raison de leur bénédiction, et en beaucoup de contrées on continue à les sonner pour conjurer les tempêtes et les orages.

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