I. — EXPULSION DES PÉNITENTS
Avec les pénitents nous abordons une classe toute distincte de fidèles, de ceux qui après leur baptême sont tombés dans quelque faute grave et ont été pour ce motif exclus pour un temps plus ou moins long de la société des fidèles. Dans les temps anciens ils formaient une catégorie spéciale, mais non pas pour être l’objet de faveurs spéciales. Séparés de la communion de l’Église, ils n’avaient plus part à sa prière ni à ses sacrements. Ils étaient condamnés à faire pénitence, souvent toute leur vie durant, et dans certains cas même, soit à cause de la gravité exceptionnelle de leur faute, soit en raison de leur rechute en des fautes graves, ils n’avaient plus à espérer de réconciliation, même au lit de mort, l’Église se bornant désormais à les recommander à la miséricorde divine.
Pour avoir une juste idée de la façon dont on.entendait le sacrement de la réconciliation, il faut se référer à la discipline ancienne de la pénitence : les conditions ont changé. La question n’a plus de portée pratique, mais jouit d’un grand intérêt au point de vue doctrinal.
Ici, c’est à deux de nos collections officielles qu’il faudrait avoir recours pour étudier la discipline de la pénitence. Le Rituel nous donne tout ce qui est essentiel actuellement pour l’administration du sacrement de pénitence. Mais le Pontifical a conservé au livre III, parmi les rites du mercredi des cendres et du jeudi saint, la double cérémonie de l’expulsion des pénitents et de leur réconciliation. C’était ancienne-