‹ Le pontifical romain (volume 2)Chapitre 278 sur 318 · L'ABSOLUTION · texte numérisé non relu

L'ABSOLUTION

portées, tandis que les fautes qui les avaient méritées relevaient du confesseur. Désormais l’absolution des censures se séparait de l’administration du sacrement de pénitence : ce n’était qu’une sentence rendue par un juge compétent et qui devait toujours précéder l’absolution sacramentelle. C’est pourquoi notre formule actuellement en usage débute par une absolution des censures qui doit être prononcée ad cautelam, c’est-à-dire pour lever les censures qui pourraient exister et entraver l’effet de la sentence sacramentelle.

La dépendance des formules d’absolution de censures vis-à-vis de l’ancien Ordo du jeudi saint est surtout frappante dans les formulaires du Pontifical, pour ceux qui ont encouru l’excommunication ou l’anathème : les sept psaumes de la pénitence et trois oraisons viennent du formulaire de la réconciliation des pénitents 1.

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