‹ Le pontifical romain (volume 2)Chapitre 285 sur 318 · RÉCONCILIATION, MAIS NON CONFIRMATION · texte numérisé non relu

RÉCONCILIATION, MAIS NON CONFIRMATION

si ce geste de la réconciliation avait été une vraie réitération de la confirmation 1.

C’est également ce qu’atteste saint Innocent Ier dans sa

lettre à Alexandre d’Antioche :

quia (haæreticorum) LAICOS conversos ad Dominum sub IMAGINE PŒNITENTIÆ ac SANCTI SPIRITUS SAN- CTIFICATIONE per MANUS IMPOSITIONEM suscipimus ?.

Enfin le pape Vigile (+ 554) est formel : l’imposition des mains aux hérétiques, comme celle de la pénitence réservée aux apostats n’est autre chose qu’un rite de réconciliation :

quorum (les apostats) reconciliatio non per illam impositionem manus quæ per invocationem Sancti Spiritus operatur, sed per 1llam qua pœnitentie fructus acquiritur et sanctæ communionis restitutio perficitur *.

Une dernière preuve de la distinction qu’on faisait entre la réconciliation des hérétiques et la confirmation est fournie par la discipline qu’on établit au VE siècle pour les convertis du nestorianisme, du monophysisme, etc. : on ne leur demandait plus, comme aux clercs hérétiques, qu’une simple profession de foi. L'Église ne réitère jamais la confirmation des hérétiques chez qui le pouvoir d’ordre s’est transmis, parce qu’elle en reconnaît la validité; si elle a donné la confirmation à certains convertis c’est qu’elle doutait de la validité de celle qu’ils avaient reçue. Dans la suite, elle s’est abstenue de trancher la question épineuse qui a divisé les théologiens, et qui fut en particulier agitée devant le pape Grégoire XIII en 1581 : le pape ne voulut pas résoudre la difficulté historique et répondit simplement que les calvinistes devaient être reçus selon le mode ordinaire : cæremonias baptismi supplendas esse precedente in adultis abjuratione hære-

1. Note de BALLERINI sur l’Épître CLIX, 7, de SAINT LÉON. 2, Pl XX 550:

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