VIGILE, Epist. ad Profuturum, P. L., LXIX
sis et reconciliatione !. Le Concile de Trente n’avait pas voulu non plus se prononcer sur la validité de la confirmation chez les hérétiques comme il l’avait fait pour leur baptême. D'autre part l’Église indique suffisamment sa pensée par la conduite qu’elle tient vis-à-vis des convertis de l’hérésie ou du schisme.
Il ne reste plus qu’un mot à dire de la réconciliation des infirmes à l’article de la mort. On trouve dans le sacramentaire gélasien à la suite du rite de la réconciliation des pénitents au jeudi saint un Ordo spécial intitulé reconciliatio pœnitentis ad mortem, de même encore dans le supplément carolingien des grégoriens. Il a disparu de l’Ordo romanus antiquus comme Ordo séparé et distinct de celui du jeudi saint, mais ses oraisons ont été jointes à ce dernier, en sorte qu’on les retrouve dans notre Pontifical au jeudi saint : Dominus misericors et majestatem… introire, et dans POrdo absolvendi anathematizatum, majestatem.… semper et une deuxième fois Dominus misericors, où il est surtout fait allusion à la réception de la communion.
De tout temps, l’Église s’était montrée particulièrement miséricordieuse pour les pénitents et les catéchumènes en danger de mort, pour qui elle abrégeait le catéchuménat et simplifiait les rites du baptême. En dehors des péchés considérés en fait par plusieurs églises comme fautes irrémissibles même à la mort, et d’une façon générale à partir du IVEe siècle, on admit tous les pénitents en danger de mort à la communion eucharistique, ceux même qui avaient failli après une première pénitence. Le Concile de Nicée, de 325, avait même dit que c'était déjà une coutume ancienne ?. Le concile d’Ancyre, de 314, accorde aussi la communion aux homicides en danger de mort ; de même le pape Sirice (T 399) aux fidèles retombés dans le péché après une première