PRIVILÈGE DES ÉVÊQUES
malades : les fidèles eux-mêmes aimaient à l’utiliser comme sacramental, comme nous le faisons encore pour l’eau bénite ou le pain bénit. Le plus ancien document liturgique que l’antiquité nous ait conservé, sous le nom de Tradition apostolique, contient déjà à la suite du canon de la messe, une bénédiction pour l’huile et les aliments. L’eucologe ou sacramentaire de l’évêque égyptien Sérapion, au IVe siècle !, présente également une «prière pour l’huile des infirmes, pour le pain et l’eau », que l’on bénit à leur usage, et en vue du sacrement que les prêtres devront administrer.
Le rite de la consécration des saintes huiles est entré depuis longtemps dans le Pontifical, ce qui prouve que son accomplissement est strictement réservé aux évêques. Ce droit des évêques est attesté dès une haute antiquité, et l'Église a toujours protesté énergiquement en faveur de cette prérogative toutes les fois que des simples prêtres ont cherché à l’usurper. Toutefois elle a admis des exceptions et a quelquefois accordé ce pouvoir épiscopal à de simples prêtres.