HITTORP, De div. off, col
églises pour les raisins le 6 août !. À présent, l’évêque quitte l'autel avant le Per quem hæc omnia, et se rend pour la bénédiction à la table disposée face à l’autel, à l’extrémité du chœur ou presbyterium. Cette modification doit dater de l’époque où les prêtres cessèrent d’entourer le prélat à l’aufel durant la célébration du saint sacrifice.
L’Ordo X et l’Ordo d’Hittorp étaient encore fidèles à l’ancien usage : Pontifex et omnes episcopi et presbyteri car-
dinales et aliï exsistentes (assistentes) dicant plana voce : Exorcizate… Emitte quesumus… ?
Mais différentes rédactions du rituel papal attestent des transformations successives : abandon de la bénédiction à l'autel, et ensuite de la participation directe des prêtres ?.
L’ancien Pontifical connu sous le nom d’Ordo vulgatus attestait au X° siècle la survivance de ces rites. De nos jours l'évêque se transporte à l’extrémité du chœur afin que les prêtres qui y sont groupés d’avance soient les témoins de la bénédiction : car ils n’en sont plus les vrais coopérateurs.
Pontifex exorcizat et benedicit illud voce demissa, ita lamen quod a circumstantibus sacerdotibus audiri possit.
On retrouve ici dans cette recommandation du Pontifical romain un écho de la tradition ancienne attestée par l’Ordo du X°® siècle et recueillie par Durand de Mende. L’exorcisme Exorcizo te immundissime spiritus provient des mêmes sources ; il n’existe pas dans les documents primitifs. Ce n’est du reste qu’une variante de l’exorcisme des enfants qui précède lEffeta dans le rituel du baptême.
La véritable bénédiction attestée par toute la tradition romaine est constituée par l’oraison
1. Liber pontificalis, not. du pape Eutychien, édit. D'UCHESNE, 1, p. 159, note I.