‹ Le pontifical romain (volume 2)Chapitre 4 sur 318 · II. — L’ÉLECTION DE L’ÉVÊQUE · texte numérisé non relu

II. — L’ÉLECTION DE L’ÉVÊQUE

Cette admirable conception de l’Église particulière, groupée autour de son chef dans l’union la plus intime, explique au mieux le principe qui présida dans les premiers temps à l’élection des évêques : leur choix intéressant au plus haut point la communauté chrétienne tout entière, c’est à elle qu’on s’en remettait du soin de désigner celui qu’elle désirait comme pasteur en remplacement d’un évêque décédé ; saint Benoît appliquera le même principe aux élections abbatiales. C’est saint Léon qui a interprété et traduit, avec sa netteté coutumière, l’axiome traditionnel que le droit ecclésiastique a conservé : qui præfuturus est omnibus, ab omnibus eligatur, « celui qui est appelé à commander à tous doit avoir le suffrage de tous 5. » — « Lorsqu’il est question de l’élection

1. Sacr. léonien, In nat. episc., II. FELTOE, p. 124. MS ACL IV: 32.

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