‹ Le pontifical romain (volume 2)Chapitre 60 sur 318 · ROM: XIII · texte numérisé non relu

ROM: XIII

3. Règle de saint Benoît, c. LVIII et LIx. — Cf. Dom M. ROTHEN-

nels de son cérémonial, la profession monastique est comme une véritable messe.

Tout se déroule à l’église, i7 oratorio, en public et en présence de toute l’assemblée des frères comme anciennement devait s’accomplir tout rite liturgique, coram omnibus, dit saint Benoît. La tradition a interprété sa pensée, et dès le VIIS siècle elle affirme, par la voix de saint Théodore de Cantorbéry (f 698), que non seulement la fonction prend place à la messe, mais aussi que c’est à l’Abbé du monastère de célébrer le saint sacrifice, au cours duquel il doit recevoir la profession de son religieux.

In monachi vero ordinatione abbas debet missas agere, et tres orationes super caput ejus complere. « Lorsqu’un moine émet sa profession, l’abbé doit chanter la messe et réciter les trois oraisons d’usage sur le profès 1. »

La prescription est entrée dans les anciens rituels, avec toute une collection de formules réunies sous le titre : Ordinatio monachi ex canone Theodor: ?, et quelquefois sous le nom de saint Grégoire le Grand ?. L'usage s’est généralisé, tout en admettant une grande variété quant à l’endroit exact de la messe où l’on plaçait la cérémonie : soit tout au début comme à Cluny et à Farfa4, comme en Angleterre et en

HAEUSLER, Zur Aufnahmeordnung der Regula S. Benedicti. Munster, 1912, p. 15-18. — DoM O. CASEL, Die Mônchsweihe, p. 22-27.

I. THÉODORE de Cantorbéry, Poenitentiale, III, c. 111. P. L., XCIX, 928. HADDAN ET STUBBS, Councils of G. Britain, III, 192. — La prescription de Théodore représente très vraisemblablement la discipline des monastères romains. Cf. Dom O. CAsEL, Die Mônchsweihe, P. 33.

2. Pontifical du XII° siècle, de la bibl. d’Engelberg (Suisse). D. CASEL, op. cit. p. 34-37.

3. RUPERT, De Trinitate et operibus ejus. P. L., CLXVII, 1791. — Cod. 112 d’Einsiedeln. D. CASEL, op. cit, p. 44-45.

4. Consuetudines Farfenses, IL, 11. D. ALBERS, Cons. mon., I, 139-140.

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